Davantage de canicules dans le futur : faut-il craindre pour le secteur agricole ?

Davantage de canicules dans le futur : faut-il craindre pour le secteur agricole ?

Face aux canicules appellées à se répéter, et au dérèglement climatique, le secteur agricole est-il en danger ?

La Wallonie picarde, comme le reste de la Belgique, a connu cette semaine, des températures historiques. Une canicule intense qui a provoqué de nombreuses conséquences partout dans le pays. Si ces vagues de chaleur sont appelées à se répéter, le secteur de l'agriculture risque-t-il d'être menacé ? Le porte-parole de la FUGEA (Fédération Unie de Groupements d'Eleveurs et d'Agriculteurs), et le ministre fédéral du climat étaient sur notre plateau pour en parler.

Des canicules à répétition ? Danger pour l'agriculture ?

Tous les scientifiques s'accordent à le dire, cette vague de chaleur ne sera certainement pas la dernière, et il y en aura de plus en plus, de plus en plus intenses. Une hypothèse confirmée par le ministre fédéral du climat, Jean-Luc Crucke (Les Engagés) : "Ce que nous venons de vivre, c'est sans doute l'été le moins chaud du reste de votre vie ".

Une situation qui fait réfléchir quant au réchauffement climatique, à ses conséquences, en particulier sur le monde agricole.

Aujourd'hui, le secteur agricole s'inquiète de plus en plus pour son avenir. Surtout parce que le changement climatique, ce n'est pas qu'une augmentation des températures : " Les vagues de chaleur, ce ne sont qu'une des deux facettes du changement climatique. Il y a aussi des périodes de précipitations intenses. C'est très difficile de s'adapter à des conditions météorologiques complètement opposées" explique Vincent Delobel, éleveur et porte-parole de la FUGEA.

Alors quelles solutions pour le futur de l'agriculture ?

Sur notre plateau, Jean-Luc Crucke avançait l'idée d'un "plan interfédéral du climat". Une manière de penser aussi à l'agriculture, mais que doit-il contenir pour les principaux concernés : la filière demande surtout du soutien à l'agriculture belge : "Ce plan idéal pour nous, contraindrait surtout le développement de filières rémunératrices. On ne sait pas s'adapter au changement climatique, s'adapter sur le long terme, si d'un autre côté, on signe des traités de libre-échange" poursuit Vincent Delobel.

Autre solution : la diversification des cultures ?

Les changements climatiques ont aussi permis de cultiver de nouvelles plantes chez nous. C'est le cas des vignes par exemple, dont la culture n'existait pas il y a plusieurs années dans notre région. Si cette diversification peut paraître être une bonne chose, Vincent Delobel y voit une limite. " Le milieu agricole est conscient que l'on est pris en ciseaux. En Belgique, une gelée tardive, fin mai, restera toujours possible."

Vous pouvez revoir notre émission "Le + de l'info" au complet ci-dessous.


L.L.


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