Grève du 4 juin : les directions des écoles du CES de Tournai soutiennent le mouvement et alertent sur l'avenir de l'enseignement

Grève du 4 juin : les directions des écoles du CES de Tournai soutiennent le mouvement et alertent sur l'avenir de l'enseignement

Tournai
Grève du 4 juin : les directions des écoles du CES de Tournai soutiennent le mouvement et alertent sur l'avenir de l'enseignement

A la veille de la journée de grève dans l'enseignement, les directions des établissements du CES de Tournai ont adressé un courrier aux parents. Elles y expriment leurs inquiétudes face aux réformes en cours et dénoncent un manque de concertation avec les acteurs de terrain.

Dans une lettre commune adressée aux familles, les directions des écoles du Centre d'Enseignement Secondaire (CES) de Tournai annoncent qu'une partie de leur personnel participera au mouvement de grève prévu ce jeudi 4 juin.

Selon elles, cette mobilisation est la conséquence de plusieurs mesures récentes qui suscitent " de vives inquiétudes au sein de la profession ".

Les signataires du courrier alertent notamment sur " une augmentation significative de la charge de travail " dans un contexte où " les moyens humains ne suivent pas toujours les besoins du terrain ".

Les directions pointent également la réforme du temps de travail dans l'enseignement secondaire supérieur. Elles soulignent que celle-ci prévoit " une augmentation de 10 % pour les professeurs du supérieur, sans revalorisation salariale ". Une évolution qui, selon elles, " entraînera une diminution du nombre de postes disponibles et, par conséquent, des pertes d'emploi pour certains enseignants ".

Il est impossible pour nos équipes de direction d'organiser sereinement la prochaine rentrée scolaire.

Autre sujet d'inquiétude : la disparition annoncée de certains dispositifs pédagogiques. Les directions estiment que cette suppression pourrait compromettre " la capacité de l'école à répondre aux besoins variés des élèves et à garantir un accompagnement adapté à chacun ".

Dans leur courrier, elles affirment également qu'" à ce stade, il est impossible pour nos équipes de direction d'organiser sereinement la prochaine rentrée scolaire ". Elles regrettent que certaines décisions et circulaires soient mises en oeuvre " alors même que certains cadres législatifs ne sont pas encore définitivement adoptés ".

Les responsables des établissements dénoncent par ailleurs " un sentiment de manque de concertation et de dialogue avec les acteurs de terrain " ainsi que des modalités de prise de décision jugées " insuffisamment partagées avec la communauté éducative ". Ils vont jusqu'à évoquer " un véritable déni de démocratie ".

Cette journée d'action vise, selon eux, à attirer l'attention sur des enjeux qui touchent à la fois aux conditions de travail du personnel et à la qualité de l'enseignement dispensé aux élèves.

Les directions préviennent que le fonctionnement normal des cours ne pourra être garanti ce jeudi. Elles précisent toutefois qu'" aucune matière essentielle ne sera dispensée " et que les éventuelles évaluations prévues seront reportées.

Les établissements resteront ouverts et un accueil sera assuré pour les élèves qui se présenteront à l'école. Toutefois, en raison de la mobilisation et d'éventuelles actions organisées aux abords des établissements, les familles qui en ont la possibilité sont invitées à garder leur enfant à domicile.

Le courrier est signé par les directions de plusieurs établissements du réseau libre de l'entité tournaisienne, dont l'Institut Saint-André, l'Institut Saint-Luc, le Collège Notre-Dame de Kain, Don Bosco, le Centre Éducatif de la Sainte-Union, les Ursulines-La Madeleine, l'Institut Notre-Dame, l'École des Frères et l'Institut Libre des Métiers.


J.C.