Ath : l’installation de fontaines à eau potable dans le centre-ville à l’étude
Proposée par l’élu PTB Thierry Despretz, l’idée a recueilli un soutien unanime. Cette proposition est d’ailleurs inscrite dans le Plan Stratégique Transversal (PST) porté par la majorité.
C'est un vote qui ne passera pas inaperçu dans les rangs du conseil communal athois. Régulièrement, Thierry Despretz (PTB) soumet des points supplémentaires aux débats. Jusqu'ici, aucun n'avait réussi à franchir l'étape du vote. Cette fois, la donne a changé : sa proposition d'étudier la faisabilité de l'installation de fontaines d'eau potable dans plusieurs lieux stratégiques de la ville a fait l'objet d'un consensus total.
L'élu d'opposition s'est inspiré de l'exemple tournaisien pour défendre son projet. "Tournai compte maintenant 8 fontaines à eau potable, accessibles gratuitement, et ces installations ont été accueillies très favorablement par la population", a-t-il rappelé. Selon lui, ce type d'infrastructure répond à plusieurs enjeux : garantir l'accès à l'eau, encourager l'utilisation de gourdes réutilisables et réduire les déchets plastiques. L'élu estime que cette initiative est aussi un atout pour l'attractivité de la ville. "Dans une ville comme Tournai, les fontaines d'eau potable sont devenues un véritable argument pour les visiteurs et les touristes", a-t-il encore précisé.
Le conseiller a proposé d'étudier l'implantation de fontaines ciblant certains endroits stratégiques comme les alentours de l'église Saint-Julien, le parc de l'Esplanade, les futures infrastructures sportives du plateau arrière de la gare ou encore les zones touristiques.
Une idée déjà inscrite dans les projets de la majorité
Du côté de la majorité, l'accueil a été favorable. L'échevin Jessy Keldermans (PS) a souligné que la réflexion était déjà engagée dans le cadre du Programme stratégique transversal (PST).
"Les climatologues nous annoncent de plus en plus des dômes de chaleur, et nous devons donc avoir une pensée globale sur la manière de gérer ces changements climatiques. Assurément, nous penserons à l'implantation de fontaines publiques comme le veut notre programme stratégique", a-t-il indiqué. L'échevin a également rappelé que des fontaines temporaires sont déjà installées lors de grands événements, notamment durant la Ducasse, en collaboration avec la SWDE.
Mais pour l'élu socialiste, plusieurs contraintes doivent être analysées : "Il faut les placer dans des zones ombragées afin d'empêcher la prolifération exagérée de bactéries, ce qui pose un problème sanitaire de potabilité de l'eau. Il faut un accès au raccordement à l'eau potable. Ces fontaines doivent être accessibles aux personnes à mobilité réduite, être à la vue de tous pour éviter le gaspillage, les problèmes techniques ainsi que le vandalisme" a-t-il détaillé.
Jessy Keldermans a aussi évoqué les difficultés liées à l'installation "plus technique et imposante qu'un simple raccordement".
Une parfaite unanimité
Les différents groupes politiques ont, tour à tour, marqué leur soutien à l'idée. Si le conseiller socialiste Vincent Béroudia trouve le projet très beau, il insiste aussi sur la nécessité d'évaluer les risques sanitaires liés à la prolifération de bactéries dans certaines installations.
Dans l'opposition, Esther Ingabire (Ecolo) a également soutenu la démarche, évoquant les fortes chaleurs récentes et l'utilité des points d'eau lors d'événements très fréquentés. Quant à Stéphane Delfosse (La Liste Athoise), il a résumé l'état d'esprit général en une phrase : "Quand une idée est bonne, d'où qu'elle vienne, on se doit de la soutenir".
Le conseil communal a finalement chargé à l'unanimité le collège communal de réaliser une étude de faisabilité portant sur les emplacements potentiels, les coûts d'installation, l'entretien et la communication autour du projet. Une première étape qui pourrait déboucher, à terme, sur l'apparition de fontaines d'eau potable permanentes dans l'espace public athois.
A.D.