Victor Leclercq à propos des exclus du chômage : «On va passer de 1400 dossiers à 2000 d'ici la fin de l'année»
Victor Leclercq, nouveau président du CPAS de Mouscron, était notre invité dans Politiquement (in)correct. Il revient sur la réforme du chômage, défi majeur de son mandat.
Victor Leclercq (Les Engagés) s'apprête à prendre la tête du CPAS de Mouscron. Un rôle à travers duquel il fera face à de nombreux défis. A commencer par accuser financièrement le coup des dernières réformes.
"En effet, il y a un danger pour les finances du CPAS, explique-t-il sur notre plateau. Les allocations d'insertion qui ne sont pas prises en compte... D'ici 2028, les employés qui ont été engagés pour la réforme du chômage devront être financés sur fonds propres, ... En effet, ce sont donc plusieurs millions à aller chercher d'ici 2030. Maintenant, on nous a promis, lors de la conférence des bourgmestres avec le ministre Clarinval, que les moyens seront mis à disposition donc on espère que ça va suivre."
Comme dans la plupart des CPAS, la réforme du chômage est au coeur des préoccupations. A Mouscron, on estime que 1500 personnes seront concernées par la réforme. Pour l'instant, 500 personnes sont déjà venus frapper à la porte du CPAS mouscronnois. "Un peu plus de 200 personnes ont déjà reçu le revenu d'intégration sociale, nous explique Victor Leclercq, nous sommes donc bien au-dessus des 30% annoncés et des dossiers sont encore en cours pour mars. La plus grosse vague arrive d'ici avril avec 500 exclus du chômage. On va donc passer d'environ 1400 dossiers à peut-être 2000 d'ici la fin de l'année. Il faudra être solide et avoir les finances qui suivent."
Concernant les compte de 2025, le CPAS de Mouscron est en boni. Un boni qui va être employé à absorber les conséquences des réformes. Et si certains considèrent la réforme du chômage comme une opportunité de remettre les citoyens sur le marché de l'emploi, le nouveau président du CPAS de Mouscron nuance : "Je suis partagé. Je pense que ça va peut-être faire un électrochoc, en stimuler certains. Mais d'autres vont arriver avec plus de 20 ans de chômage, très éloignés de l'emploi et je ne pense pas que le CPAS va pouvoir remobiliser tout le monde".
L.aD.