« Il s’agit d’une urgence sanitaire » : l’eurodéputée athoise Saskia Bricmont appelle à interdire les PFAS au niveau européen

« Il s’agit d’une urgence sanitaire » : l’eurodéputée athoise Saskia Bricmont appelle à interdire les PFAS au niveau européen

« Il s’agit d’une urgence sanitaire » : l’eurodéputée athoise Saskia Bricmont appelle à interdire les PFAS au niveau européen

La députée européenne pointe le risque d’un scandale comparable à celui de l’amiante.

Alors qu'une nouvelle campagne de tests sanguins est annoncée à Chièvres au printemps prochain dans le cadre de la contamination de l'eau aux PFAS, l'eurodéputée athoise Saskia Bricmont (Les Verts/ALE) appelle à une interdiction totale de ces polluants dits " éternels ".

Une étude menée par la Commission européenne révèle en effet des conclusions alarmantes : plus de 75 millions d'Européens pourraient être fortement exposés aux PFAS. Selon cette étude, ces substances représenteraient un fardeau financier pouvant atteindre jusqu'à 1 700 milliards d'euros pour l'Union européenne.

Plus inquiétant encore, le rapport précise que les émissions dans l'environnement pourraient presque tripler d'ici 2050 si aucune mesure n'est prise.

"Les informations révélées dans cette étude ne peuvent mener qu'à l'interdiction définitive de ces substances. Toute autre décision serait une nouvelle soumission aux lobbys industriels, au détriment de la santé publique et de l'environnement, et représenterait un coût exorbitant. Rappelons-nous du scandale de l'amiante et de ses conséquences graves sur la santé et les finances publiques. Il est temps d'agir sur les PFAS", interpelle Saskia Bricmont.

L'inaction n'est plus une option

L'eurodéputée déplore que les coûts sanitaires et de dépollution soient à la charge de la collectivité. "Les PFAS, on les boit, on les mange, on les porte sur nous via nos vêtements. Les citoyens paient deux fois : par leur santé et par leurs impôts pour traiter les terrains contaminés. Il faut que cela cesse. La Commission européenne et nos gouvernements doivent prendre une décision d'interdiction rapide : il s'agit d'une urgence sanitaire", précise-t-elle.

Face aux conclusions de ce rapport, la députée européenne attend une décision ferme : interdire purement et simplement les PFAS au niveau européen. "L'inaction n'est plus une option", conclut-elle.


A.D.