Projet Texo-Deback à Kain : l’administration wallonne examine le dossier autour d’Alexandre Vachaudez
L’administration wallonne examine actuellement les interrogations entourant Alexandre Vachaudez et le projet immobilier Texo-Deback à Kain. Interpellé ce mardi au Parlement wallon par Dorothée De Rodder (PS), le ministre des Pouvoirs locaux François Desquesnes (Les Engagés) attend les conclusions de cette instruction avant de se prononcer.
Nouveau prolongement au Parlement wallon dans le dossier Texo-Deback à Kain. Deux semaines après une première interpellation, Dorothée De Rodder a de nouveau questionné François Desquesnes sur les liens passés entre Alexandre Vachaudez, chef de cabinet de Marie-Christine Marghem (MR), et le promoteur Deback.
Le ministre confirme avoir demandé à son administration d'examiner la situation. L'instruction étant toujours en cours, il ne souhaite pas encore se prononcer sur le fond. " Je répondrai à votre question une fois que l'instruction sera finie ", a-t-il indiqué.
Un projet déjà très contesté
Le projet Texo-Deback prévoit la construction de 120 logements entre la rue Guillaume Charlier et le chemin 34 à Kain. Il suscite une forte opposition de riverains depuis plusieurs mois, notamment en raison des questions de mobilité et de densité. Plus de 500 réactions avaient été enregistrées lors de l'enquête publique.
C'est dans ce contexte que les activités professionnelles d'Alexandre Vachaudez ont été mises en avant. Avant son entrée au cabinet de la bourgmestre en janvier 2025, il avait travaillé comme consultant indépendant pour Deback sur ce projet. Il a toujours nié avoir influencé une décision ou favorisé le promoteur depuis son entrée en fonction.
Lors de sa venue dans Politiquement (in)correct jeudi dernier, Marie Christine Marghem a également défendu son chef de cabinet, affirmant récemment qu'il " n'aborde plus aucun dossier tournaisien " dans le cadre de ses activités privées et qu'il n'existe, selon elle, aucune superposition entre celles-ci et sa fonction au cabinet.
Les interrogations autour d'Alexandre Vachaudez ont aussi rebondi récemment dans le dossier du Logis tournaisien, où il siégeait comme représentant de la Région wallonne lors de l'achat de dix maisons construites par une filiale du groupe Deback. Le Logis a écarté l'existence d'un conflit d'intérêts.
Dorothée De Rodder demande au ministre de "prendre attitude"
Ce mardi, Dorothée De Rodder a interrogé le ministre sur les suites données au dossier, sur le contrôle éventuel de certains actes communaux et sur le cumul entre une fonction au sein d'un cabinet communal et des activités professionnelles privées.
La députée socialiste demande désormais au ministre de " prendre attitude " une fois l'instruction terminée.
À ce stade, François Desquesnes ne tire toutefois aucune conclusion quant à l'existence ou non d'un conflit d'intérêts. Il attend les résultats de l'analyse menée par son administration avant de se prononcer.
R.R.