Tournai : 189 personnes se sont présentées au CPAS lors de la première vague des exclusions du chômage
Le recrutement de cinq personnes a permis à l’équipe de bien gérer l’afflux.
Les mois de janvier et février marquaient la première vague concernant les exclusions du chômage. Du côté du CPAS de Tournai, les chiffres sont tombés. "Pour janvier et février, il y avait une prévision de 360 personnes exclues. Sur les 360, il y en a 189 qui sont venues au CPAS. Donc ça représente 50%. Sur les 360, il y a 140 personnes (38%) qui ont perçu un RIS, un revenu d'intégration sociale. Donc, on a dépassé légèrement le tiers qui était prévu", a indiqué Héloïse Renard, présidente du CPAS.
Les chiffres de mars ne sont quant à eux pas encore connus, mais l'équipe s'attend à recevoir plus de demandes pour les prochaines vagues.
Pas d'explosion des aides sociales
En plus du RIS, le CPAS peut également proposer des aides sociales complémentaires. Effectuées sur fonds propres, elles n'ont cependant pas connu d'augmentation particulière. Le CPAS en a en effet octroyé 32 depuis le 1er janvier. Quatorze d'entre elles concernaient une aide alimentaire (dons et colis).
Plus de demandes en début d'année
Un autre point a été souligné par la présidente, Héloïse Renard : celui d'un grand nombre de demandes en début d'année n'ayant aucun lien avec la réforme, soit 109 personnes au total. Un constat qui se produit en général tous les ans : "En fait, c'est un phénomène qui est courant. Chaque année, on a quand même pas mal de personnes qui se présentent en janvier et février pour justement solliciter l'aide du CPAS (...) L'année dernière en janvier, il y avait 87 nouvelles demandes, donc on n'était pas dans cette réforme. Cette année, pour janvier, on est à 109, on voit qu'il y a une légère augmentation, mais ce n'est pas en lien avec cette réforme. Et finalement c'est un peu un phénomène courant qui intervient chaque année. L'année dernière, en février, on était à 82 et cette année 81."
Des recrutements nécessaires
Si l'année passée, une personne avait été engagée et un mi-temps avait été transformé en temps plein, cette année, ce sont cinq personnes qui ont rejoint l'équipe afin de faire face aux conséquences de la réforme. Parmi ces personnes, quatre sont des travailleurs sociaux, le dernier étant un "job coach". "On le sait, la mission du CPAS a évolué. On est vraiment sur une mission de réinsertion professionnelle maintenant. Le job coach, ce sera vraiment la personne qui s'occupera de la remise à l'emploi direct. Donc en fait, il y a des personnes qui arrivent au CPAS et qui n'ont pas besoin de passer par le mécanisme des articles 60 et 61 parce qu'elles sont aptes à retrouver du travail en fait directement. Ce job coach s'occupera des personnes qui peuvent être mises à l'emploi directement. Et donc, prendre contact avec les entreprises, être l'intermédiaire entre le bénéficiaire et l'entreprise et avoir ce suivi individualisé et personnalisé" a expliqué la présidente.
E.H.