Antoing : un demi-million pour rénover le complexe sportif Willy Mahieu
Le conseil communal a validé une étape importante, malgré les désaccords entre majorité et opposition.
Lors de sa dernière séance, le conseil communal a approuvé la convention portant sur une mission d'étude et d'assistance à maîtrise d'ouvrage en vue de la rénovation énergétique du complexe sportif Willy Mahieu.
"Investir dans la rénovation du complexe Willy Mahieu, c'est faire le choix de la responsabilité à long terme", déclare l'échevin des sports Lucas Desmet (PS) dans un communiqué. "Malgré un contexte budgétaire exigeant et des avis divergents, il est de notre devoir d'anticiper l'avenir, de réduire les coûts énergétiques et d'offrir aux clubs et aux sportifs des installations dignes et durables. "
La mission d'étude et d'assistance à maîtrise d'ouvrage devrait être confiée à IPALLE. À ce stade, le montant des travaux est estimé à 583.420 € HTVA. La Ville d'Antoing a obtenu une subvention de 337.214 € dans le cadre d'un appel à projets UREBA.
Ne vaut-il pas mieux démolir ?
Malgré un vote unanime, les conseillers du Groupe Ouverture ont fait entendre des craintes sur le choix opéré par le collège. "Le type de bâtiment se prête-t-il bien à une rénovation énergétique ?", se demande Fabien Verscheure. "Si l'étude est lancée, la conclusion sera certainement qu'il faudra tout refaire : l'isolation par le sol, par la toiture, le remplacement des châssis Parfois il vaut mieux se demander si démolir n'est pas une meilleure idée."
Le bourgmestre Gauthier Dudant (PS) répond sur deux points. Premièrement, le projet bénéficie d'un subside important à la rénovation énergétique qui ne sera pas utilisable si on décide de reconstruire. "Le site est exploité quasiment tous les jours, c'est ce qui nous a poussé à introduire le dossier", détaille-t-il également. "De nombreux clubs occupent les locaux et les dépenses énergétiques sont conséquentes pour la ville."
Samuel Vincent et Jean-Bernard Vivier (GO) insistent, rappelant que le bâtiment est un ancien RTG (construction rapide, typique des années 60) dont l'ossature est de mauvaise qualité. Ils estiment qu'injecter autant d'argent public dans cette rénovation est un mauvais choix qui ne fera que retarder l'obsolescence complète du bâtiment.
J.CR.