« Pourquoi pas ? » , les bourgmestres de Lessines et de Celles pas fermés à une fusion des zones de police, mais pas à n’importe quelle condition

« Pourquoi pas ? » , les bourgmestres de Lessines et de Celles pas fermés à une fusion des zones de police, mais pas à n’importe quelle condition

« Pourquoi pas ? » , les bourgmestres de Lessines et de Celles pas fermés à une fusion des zones de police, mais pas à n’importe quelle condition

Les bourgmestres du Pays des Collines et des Vlaamse Ardennen étaient réunis face à Bernard Quintin.

Depuis l'installation du nouveau gouvernement il y a un an, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin s'est donné pour mission de favoriser les fusions de zones de police. Un objectif inscrit dans l'accord de gouvernement.

Une manière de sonder les élus locaux

Ce samedi, il est venu en discuter à Renaix avec les bourgmestres du Pays des Collines et des Vlaamse Ardennen, sous l'impulsion de Jean-Luc Crucke. Une aubaine pour le ministre, qui peut ainsi sonder les élus locaux avant le passage du projet au Parlement. "C'est pour moi absolument fondamental de venir sur le terrain, de pouvoir parler avec celles et ceux qui vivent la réalité et qui vont aussi devoir mettre en oeuvre ce que nous décidons au niveau du Parlement fédéral et du gouvernement fédéral sur cette question de fusion de zones de police", explique Bernard Quintin.

L'objectif à terme du ministre de l'Intérieur est de revoir l'architecture de la sécurité en Belgique. D'ici quelques années, il souhaite passer de plus de 180 zones de police à une soixantaine. "On va aussi voir comment on peut favoriser les plus grandes zones de police avec un incitant supplémentaire. Je veux aussi être très clair : notre but, c'est de soutenir les bourgmestres dans leur rôle fondamental de premiers responsables de la sécurité dans leurs communes et de renforcer la sécurité de nos concitoyens."

Un objectif : la sécurité à tout prix

Ces méga-zones de police se composeraient donc d'un nombre important de policiers afin de pouvoir gérer au mieux la sécurité, tant en ville qu'à la campagne. Plusieurs bourgmestres se sont montrés ouverts à une fusion, mais pas à n'importe quel prix. "Le critère de 350 équivalents temps plein ne me semble pas adéquat chez nous, puisque nous avons une densité de population relativement faible. À un moment donné, il faudra aussi envisager différents critères. Notre zone du Val de l'Escaut va d'Estaimpuis jusqu'au Mont-de-l'Enclus. Nous savons qu'Estaimpuis et Pecq n'ont pas les mêmes difficultés que le Mont-de-l'Enclus et Celles", explique Michaël Busine, bourgmestre de Celles.

De son côté, Antoine Motte n'est pas non plus opposé à l'idée. Le bourgmestre de Lessines se réjouit d'avoir pu échanger avec le ministre avant le passage au Parlement. "Lessines pourrait, comme la zone des Collines, être constructive et entrer dans la réflexion. Avec mes collègues bourgmestres de Flobecq, Ellezelles et Frasnes, nous en avons d'ailleurs déjà discuté."

Le débat est donc déjà lancé au niveau communal, avant même les échanges parlementaires. Pour savoir comment cette réforme s'appliquera concrètement à l'avenir, il faudra toutefois encore patienter quelques mois, jusqu'à la mise en application du projet de loi du ministre Quintin.


R.R.