Chièvres : le service technique pourrait déménager dans l’atelier rural de Tongre-Notre-Dame
La proximité directe avec l’ancien recyparc en fait un emplacement de choix.
"C'est un secret de polichinelle", avoue Frédéric Jonckers, échevin des Travaux (Commune En'Vie), lors de la séance du conseil communal de ce mercredi 28 janvier. À l'heure de voter le budget 2026 de la Ville, le possible déménagement du service technique vers l'atelier rural situé rue de Leuze à Tongre-Notre-Dame surgit dans les débats. Un montant de 160 000 euros est en effet prévu pour le rafraîchissement du bâtiment, de quoi susciter les interrogations du côté des conseillers d'opposition.
"Je m'étonne des 160 000 euros, qui sont quand même importants pour un simple rafraîchissement", s'exclame Olivier Hartiel. Faisant alors écho au projet de déménagement du service technique, le conseiller PS regrette que cet atelier rural perde sa vocation initiale. "Quand il a été construit, il y a neuf ans, il avait pour objectif d'être mis au service d'une jeune entreprise", rappelle-t-il. "J'avais d'ailleurs déjà interpellé, il y a quelques mois, Madame l'échevine du Commerce sur le devenir de cet atelier rural. On m'avait répondu qu'il serait rafraîchi afin d'être mis à disposition d'un jeune indépendant".
De son côté, Frédéric Jonckers le reconnaît que "ce qui est prévu dans le budget va bien au-delà d'un simple rafraîchissement". L'échevin des Travaux évoque notamment l'installation de vestiaires ainsi que la création de zones de stockage supplémentaires.
Un emplacement idéal près de l'ancien recyparc
Pour la majorité, la proximité avec l'ancien recyparc d'Ipalle représente une réelle opportunité. "Le site actuel, chaussée de Saint-Ghislain à Vaudignies, est un véritable gouffre énergétique, notamment au niveau du chauffage", ajoute l'élu de la majorité. La récupération de l'ancien recyparc permettrait également de disposer d'espaces supplémentaires pour le stockage du matériel et des déchets.
Frédéric Jonckers admet par ailleurs que "si l'objectif initial de l'atelier rural était très louable, il faut reconnaître qu'il n'a jamais vraiment rempli sa mission".
Une nouvelle dynamique
Le conseiller d'opposition s'est également interrogé sur l'organisation du service, notamment en matière de charroi. "Comment allez-vous fonctionner ?", a-t-il demandé. Tout le matériel roulant ne pourra pas être déplacé.
"La majorité du charroi sera installée à l'atelier rural, à l'exception peut-être du matériel occasionnel, comme l'épandeur de sel", explique Frédéric Jonckers.
Si l'intention de la majorité est désormais claire, rien n'est encore définitivement acté. "Le projet est toujours à l'étude, notamment avec le nouveau chef des travaux, qui apporte son expertise pour organiser ce service", conclut l'échevin.
A.D.