Fusion des communes : Jean-Luc Crucke plaide pour le temps long et la responsabilité locale

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Fusion des communes : Jean-Luc Crucke plaide pour le temps long et la responsabilité locale

Fusion des communes : Jean-Luc Crucke plaide pour le temps long et la responsabilité locale

Invité de Politiquement (in)correct cette semaine, le ministre fédéral de la Mobilité et du Climat Jean-Luc Crucke s'est exprimé sans détour sur la fusion des communes.

La fusion des communes, une option déjà sur la table

Dans la séquence "correct / incorrect" de l'émission, la question est posée frontalement : "Faut-il fusionner les communes pour atteindre des entités d'au moins 15 000 habitants ?"

"La loi le permet déjà"

Pour Jean-Luc Crucke, le débat n'est ni neuf ni théorique. Les outils juridiques existent, mais sur le terrain, la dynamique peine à s'installer.

Il cite l'exemple de Bastogne et Bertogne, fusion accompagnée par un soutien financier conséquent. Dix millions d'euros d'aides ont été avancés pour le projet, preuve que l'opération peut être "intéressante" lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Des communes plus grandes pour mieux faire face aux défis

Derrière la question de la taille des communes, Jean-Luc Crucke met en avant une réalité de gestion. Selon lui, les entités communales font face à des compétences de plus en plus complexes et coûteuses, qui nécessitent des moyens humains et financiers plus importants.

"On sait bien que dans une commune, on a besoin de plus en plus de spécificités en termes de connaissance des matières"

Faut-il pour autant rendre ces fusions obligatoires ?

Le ministre se montre prudent sur la question. Il privilégie néanmoins une approche incitative, laissant la main aux acteurs locaux. Une manière, dit-il, de "tendre la main" plutôt que d'imposer, tout en préparant progressivement les esprits.

Un débat sensible pour les bourgmestres

Fusionner, c'est aussi un choix risqué politiquement. Un risque que reconnait le ministre fédéral : peu de bourgmestres seraient prêts à porter ce dossier. Mais il invite à dépasser les calculs à court terme.

"La question est plutôt : est-ce qu'on dirige pour le lendemain ou pour les années à venir ?"

Ancien bourgmestre de Frasnes-Lez-Anvaing, Jean-Luc Crucke inscrit sa réflexion dans une expérience de terrain qu'il revendique. Une manière de rappeler que, du local au fédéral, chaque niveau de pouvoir a un rôle à jouer, et des responsabilités à assumer.


E.F.