Quentin Debois boucle sa traversée de l'Atlantique Nord mais ne bat pas de deuxième record du monde
Le skipper originaire de Marchin, associé à la société mouscronnoise Odigo, n'est que le troisième skipper à traverser l'Atlantique d'ouest en est sur un Mini 6.50.
Il était 04h11:22 heure locale lorsque Quentin Debois a franchi ce mercredi la ligne d'arrivée de Cap Lizard en Angleterre, après une traversée de l'Atlantique Nord qui aura duré 19 jours, 3 heures et 18 minutes.
Le skipper originaire de Marchin (province de Liège) avait quitté le port de New York le 9 septembre pour s'élancer dans sa deuxième tentative de record du monde de la traversée de l'Atlantique d'ouest en est en solitaire. Pour effacer des tablettes le record de l'Américain Jay Thomson, il aurait dû passer sous la barre des 17 jours, 9 heures et 57 minutes.
Qu'à cela ne tienne, Quentin Debois est seulement le troisième skipper à traverser l'Atlantique Nord en solitaire sur un Mini 6.50, le plus petit bateau de compétition capable de réaliser une transocéanique.
De la casse et des conditions météorologiques défavorables
Il y a quelques jours, alors qu'il savait que le record ne serait plus à sa portée, Quentin Debois avait exprimé sa déception : "C'est une déception car quand on s'engage sur une tentative de record, on n'a qu'un seul objectif : battre le record. Là, l'objectif n'est pas atteint."
La traversée a été tout sauf une promenade de santé pour le Liégeois, puisque peu de temps à peine après son départ de Big Apple, il a percuté quelque chose qui flottait sur l'eau, endommageant sa jaumière (élément du gouvernail). Vers le dixième jour de navigation, c'est cette fois du côté de la barre de direction qu'il a connu des problèmes.
Les éléments n'ont pas joué non plus en faveur du skipper marchinois : après des vents légers et variables au début de sa traversée, il a dû faire face à des conditions bien moins clémentes, affrontant de violentes rafales et des creux de vagues de plusieurs mètres, approchant le bateau de ses limites.
"On n'a pas eu les conditions météo qu'on aurait voulues, mais ça ne sert à rien de refaire le match", explique Quentin Debois. "On s'est donné à fond avec l'équipe, j'ai tiré à fond dans le bateau, on est allés chercher les limites qu'on s'était fixées, il n'y a donc pas de regrets à ce niveau-là."
Remerciant tous celles et ceux qui l'ont encouragé, son équipe et ses partenaires, il glisse une confidence : "Parce que cette course ne s'est pas déroulée comme on l'aurait voulu, ça me donne encore plus l'envie d'aller chercher la suivante."
A 38 ans, Quentin Debois envisage en effet de se qualifier pour la prochaine édition du Vendée Globe qui partira des Sables d'Olonne en novembre 2028.
Pour rappel, en début d'année, le navigateur liégeois avait battu avec son bateau floqué aux couleurs d'Odigo - la société mouscronnoise spécialisée dans le document de marketing direct et partenaire privilégié de l'aventure - le record du monde de la traversée de l'Atlantique d'est en ouest, de Cadix (Espagne) à Cockburn Town (Bahamas), pulvérisant de plus de 6 jour la précédente marque.
Photo : Bjoern Kils
F.T.