Deux coléoptères exotiques détectés à Pairi Daiza, l'AFSCA renforce sa surveillance
Deux spécimens d'un coléoptère exotique classé comme organisme de quarantaine ont été détectés à Pairi Daiza. L'AFSCA a renforcé sa surveillance, mais se veut rassurante : aucun risque n'existe pour les visiteurs ou les animaux du parc.
L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a détecté deux spécimens de Xyleborus ferrugineus, un coléoptère exotique, dans un piège installé au sein d'Edenya, le jardin tropical couvert de Pairi Daiza.
Cette découverte s'inscrit dans le cadre du programme national de surveillance des organismes nuisibles aux végétaux. À ce stade, l'AFSCA précise que rien ne permet d'affirmer que l'insecte se soit installé ou propagé sur le site.
Le Xyleborus ferrugineus est un scolyte non européen classé comme organisme de quarantaine par l'Union européenne en raison des risques qu'il peut représenter pour certaines espèces d'arbres.
L'AFSCA souligne toutefois qu'il ne présente aucun danger pour les visiteurs, les animaux de Pairi Daiza, les animaux domestiques ou la santé humaine.
Les deux insectes ont été capturés à deux semaines et demie d'intervalle. Cette situation ne permet pas de conclure à l'existence d'une population installée, mais des investigations complémentaires sont en cours afin de déterminer leur origine.
Une surveillance renforcée
En collaboration avec Pairi Daiza, l'AFSCA a immédiatement renforcé son dispositif de surveillance. Des pièges supplémentaires ont été installés, des inspections ciblées sont réalisées sur les végétaux sensibles et les insectes capturés sont analysés en laboratoire.
Des mesures préventives ont également été mises en place afin d'éviter toute éventuelle propagation.
Selon l'AFSCA, cette détection démontre l'efficacité du système belge de surveillance phytosanitaire, capable d'identifier rapidement des organismes nuisibles réglementés.
À ce stade, aucune mesure particulière n'est demandée au public. Les contrôles se poursuivront dans les prochaines semaines afin de confirmer qu'il s'agit bien d'une détection isolée.
J.C.