Propos injurieux sur les réseaux sociaux : un collaborateur d’Omnia-Cars Tournai rappelé à l’ordre par sa direction

Propos injurieux sur les réseaux sociaux : un collaborateur d’Omnia-Cars Tournai rappelé à l’ordre par sa direction

Tournai Wallonie picarde
Propos injurieux sur les réseaux sociaux : un collaborateur d’Omnia-Cars Tournai rappelé à l’ordre par sa direction

Après des commentaires insultants visant l’humoriste Florence Mendez, la direction du groupe Omnia-Cars a réagi publiquement et condamné ces propos.

L'humoriste belge Florence Mendez, régulièrement prise pour cible sur les réseaux sociaux, a une nouvelle fois été confrontée à une vague de messages insultants ces derniers jours. Parmi les commentaires relayés figurent notamment des insultes telles que "p...", "co...", "pouf" ou encore "gauchiasse", accompagnées de propos sexistes et particulièrement dégradants.

Des commentaires haineux, violents, misogynes, grossiers et déshumanisants que l'artiste a choisi de ne pas laisser sans réponse. Comme elle le fait régulièrement, Florence Mendez a partagé publiquement les messages reçus afin de dénoncer ce type de comportement.

Parmi les auteurs de ces publications figure un collaborateur du groupe Omnia-Cars travaillant au sein de la concession multimarques de Tournai. Sur une publication Instagram d'un militant d'extrême droite, celui-ci écrivait notamment être "honteux de cette humoriste de merde", qualifiant Florence Mendez de "gauchiasse de merde".

L'humoriste a relayé ce commentaire sur ses réseaux sociaux, en prenant soin d'identifier la page officielle de la concession tournaisienne. Elle indiquait espérer que les opinions exprimées par cet employé ne reflètent pas les valeurs de l'entreprise.

La direction condamne les propos

Le groupe Omnia-Cars a rapidement réagi après avoir pris connaissance de l'affaire.

Dans un communiqué, l'entreprise rappelle être "attachée au respect des personnes, à la diversité des opinions, à l'inclusion et à la bienveillance". Elle ajoute qu'elle "ne cautionne en aucun cas les propos insultants, discriminatoires, haineux ou portant atteinte à la dignité d'une personne".

Le groupe précise néanmoins que "les opinions exprimées par un collaborateur sur ses réseaux personnels n'engagent pas l'entreprise". Il souligne toutefois que lorsqu'une situation de cette nature est portée à sa connaissance et qu'elle est susceptible d'associer son image à de tels propos, elle est prise très au sérieux.

La direction, les ressources humaines et le service communication doivent désormais se réunir afin d'analyser les faits et de définir un cadre clair pour prévenir et gérer ce type de situation à l'avenir.

Reste à espérer que ce type de signalement contribue à faire évoluer les comportements et à rappeler à ceux qui déversent leur haine en ligne que leurs propos ont des conséquences, pour leurs victimes comme pour eux-mêmes. Et que "l'anonymat" des réseaux sociaux ne dispense ni du respect ni de la responsabilité.


Sébastien Lippens