Brunehaut : en trois mois, les garderies scolaires ont rapporté 6.872 euros

Brunehaut : en trois mois, les garderies scolaires ont rapporté 6.872 euros

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Brunehaut : en trois mois, les garderies scolaires ont rapporté 6.872 euros

Interpellée par l’opposition, l’échevine en charge de l’accueil extra-scolaire, Muriel Delcroix, a fait le point au conseil sur le système de garderies payantes, entré en vigueur en février.

Depuis le mois de février, l'accueil extra-scolaire est payant (0,25 euros/quart d'heure avant 7h45 ou après 16h45) dans les écoles communales de Brunehaut. Bilan : il y a clairement moins d'enfants durant les plages payantes, mais il y en a quand même en moyenne de 10 à 15 par école. " Le système fonctionne, a commenté l'échevine de l'accueil extra-scolaire Muriel Delcroix (IC-MR) ce mercredi au conseil communal. Ce service joue un rôle fondamental de soutien à la parentalité et à l'égalité d'accès aux garderies. "

Au 30 avril dernier, plus de 1.000 factures avaient déjà été adressées aux parents pour un total de 6.872 euros : 355 factures de plus de 5 euros ; 461 entre 1 et 5 euros ; et 274 de moins d'un euro.

Ces dernières ont fait bondir l'opposition " Ensemble pour Brunehaut ", qui a toujours dénoncé le principe des garderies payantes. " Quel est le sens d'une facture de 20 centimes?, interroge le conseiller François Schietse. On fait payer pour une minute d'avance ou de retard et si ça tombe, c'est juste une question d'horloge."

Il suggère l'instauration d'une " tolérance raisonnable ". " Nous devons rester équitables, rétorque Muriel Delcroix. Quand l'enfant entre, l'accueillante scanne son badge. " Elle assure en outre que le passage aux garderies payantes n'a pas généré de conflits entre les accueillantes et les parents, notamment autour de cette question du strict respect des horaires.

L'échevine précise enfin que la facturation est digitalisée et qu'elle n'entraîne aucun surcoût pour un service qui gérait déjà le paiement des stages, plaines de jeux et autres repas scolaires. Cette affirmation laisse l'opposition plus que sceptique. " Une facture, ça a un coût, mais son envoi est informatisé ", dit Nadya Hilali.

Pas de privatisation de l'entretien des écoles

Toujours au rayon scolaire, François Schietse s'est inquiété d'une amorce de privatisation des équipes de nettoyage des écoles communales. Le départ à la pension d'une travailleuse a, en effet, été compensé par le recours à une firme privée. " Il s'agit d'une solution transitoire et pragmatique pour assurer la continuité du service ", répond Muriel Delcroix.

Elle convient toutefois que cette décision permet aussi de "tester" des pistes pour compenser la perte d'emplois APE. Elle y voit déjà deux avantages : un coût inférieur (plus de 3.000 euros sur la période mai-décembre) et la souplesse de remplacement, en cas d'absence pour maladie. " S'engager dans cette logique m'inquiète, conclut François Schietse. Cela pourrait mieux bénéficier à l'emploi local. "


C.D.C.