Comines-Warneton : inquiétude autour de la fermeture annoncée de la Maison de l’emploi et du maintien des services du Forem
La réforme du Forem et la création de points de contact uniques inquiètent fortement à Comines-Warneton, où la fermeture de la Maison de l’emploi de Warneton est envisagée. Majorité et opposition plaident pour le maintien de services de proximité.
Le conseiller de l'opposition Jean-Baptiste Ramon (Action) a interpellé le collège communal sur la réforme en cours du Forem, qui prévoit la mise en place de 43 points de contact uniques en Wallonie. Une organisation qui, selon les premières informations, ne prévoit pas de site à Comines-Warneton, avec à la clé la fermeture de la Maison de l'emploi de Warneton.
La bourgmestre Alice Leeuwerck confirme avoir été informée tardivement du dossier, initialement via un courrier mal adressé. Elle pointe une réforme qui risque d'éloigner encore davantage les services : "Le bassin disposera de quatre points de contact uniques accessibles à l'ensemble des chercheurs d'emploi ce qui ne présage rien de bon pour les chercheurs d'emploi qu'on souhaite réorienter vers un emploi durable", souligne-t-elle. Elle insiste sur la difficulté d'accès pour les habitants : "Essayez de prendre le bus ou le train pour aller à Mouscron. Pour un demandeur d'emploi, c'est quasi impossible."
L'opposition partage les inquiétudes. Frédéric Hallez, président du CPAS, estime qu'il faut "se battre pour avoir au moins une permanence à Comines, comme on l'a pour le ministère des Finances", rappelant que certains services publics ont déjà disparu du territoire. L'échange met aussi en lumière l'impact financier pour la commune, propriétaire du bâtiment occupé par le Forem, récemment rénové.
En réponse, la majorité rejoint l'idée de maintenir une présence locale minimale. Le conseiller Didier Soete estime qu'"il faut en somme se battre pour avoir au moins une permanence à Comines", soulignant l'importance de maintenir un lien de proximité avec les demandeurs d'emploi, même de manière partielle ou périodique.
En conclusion, la bourgmestre appelle à une mobilisation politique plus large face à ce qu'elle qualifie de tendance inquiétante à la centralisation : "Il faut se battre tous main dans la main pour pouvoir avoir en tout cas des permanences", insiste-t-elle, évoquant la situation géographique particulière de Comines-Warneton et le risque de voir encore disparaître des services essentiels pour la population.
Théo Defranne