Frasnes : un budget en (très) léger boni

Frasnes : un budget en (très) léger boni

Frasnes-lez-Anvaing
Frasnes : un budget en (très) léger boni

Avec la présentation du compte 2025, le budget communal 2026 est le principal point à l'ordre du jour du conseil communal de ce mardi soir à Frasnes. Il a été présenté ce midi à la presse.

Jour J pour le budget 2026 de la commune de Frasnes-lez-Anvaing !

Depuis plusieurs mois, Jacques Dupire, le bourgmestre frasnois (Ensemble Citoyens), ne s'en est pas caché : alors qu'il a une longue expérience des chiffres - il a longtemps été échevin des Finances -, il n'a jamais eu autant de difficultés à boucler un budget.

Après un long et minutieux travail d'analyses, d'études et de projections, le budget 2026 est (enfin) présenté ce mardi soir lors du conseil communal.

A l'exercice propre, le budget ordinaire présente un boni de 13.818 € à l'exercice propre et un boni général de 59.686 €.

"Ce budget devrait tenir la route mais il y aura encore des efforts à faire et nous devrons rester très prudents jusqu'à la fin de la mandature", exprime Jacques Dupire. Qui souligne dans la foulée que "la majorité est consciente d'avoir demandé un effort incroyable à la population, mais nous espérons bien pouvoir alléger la fiscalité à la fin de la mandature."

L'IPP, passé l'an dernier à 7,8 %, demeure inchangé tandis que le précompte immobilier passe de 2600 à 2900 centimes additionnels. Deux taxes font leur apparition : celle sur l'égouttage et celle de séjour.

"Sans ces taxes, la situation aurait été périlleuse et la mise sous tutelle inévitable. Et si notre commune avait été placée en plan de convergence, nous n'aurions pas pu garantir les subsides à nos associations."

"Des dépenses liées à des éléments qui nous échappent"

Afin de boucler ce budget 2026, la majorité Ensemble Citoyens - Frasnes-lez-Autrement - Ecolo a réduit tant que faire se peut les dépenses de l'ordinaire, réévalué les capacités de recettes et revu des projets inadaptés. Objectif avoué : être à l'équilibre et continuer à apporter des services à la population tout en réalisant des projets importants pour la commune.

"Les augmentations des dépenses sont souvent liées à des éléments qui nous échappent", indique le bourgmestre. "L'indexation des salaires et la hausse de la dotation à la zone de police en sont les meilleurs exemples."

Les dépenses en frais de personnel sont ainsi en sensible augmentation (+ 680.000 €). "Est-ce à dire que nous avons trop de personnel ? Je ne pense pas."

Dans ce registre, on apprend que 4 personnes prochainement retraitées ne seront pas remplacées alors qu'a contrario, un gardien de la paix, un ouvrir de voirie et un gestionnaire technique des travaux seront engagés.

Parmi les principales dotations, 2 millions d'euros vont au CPAS ("une dotation qui reste juste avec une maison de retraite vieillissante"), 1.245.375,38 € à la Zone de police (+ 5%) et 339.600,10 € à la Zone de secours.

Autre point mis en avant par le bourgmestre frasnois : le ratio d'endettement, passé de 160 % en 2024 à 127 % au budget 2026. "Nous nous rapprochons donc du maximum conseillé par la Région wallonne (125 %) alors qu'il était devenu très critique il y a deux ans."

Parmi les solutions envisagées pour engendrer des recettes, Jacques Dupire songe par exemple à la vente d'une partie du patrimoine communal. "Je pense notamment à certaines terres qui sont situées à des endroits inappropriés, où nous ne pourrons jamais rien bâtir."

L'école de Buissenal fait partie des interrogations du premier Frasnois : "Qu'est-ce qu'on en fait ? Un projet communal ? Vend-on le bâtiment ?"

Investir sans hypothéquer sur l'avenir

Les investissements représentent 10.846.906 € au budget 2026 et seront financés à 58% par l'emprunt.

Dans ce budget extraordinaire, on ne retrouve plus trace de l'école de Dergneau ("Elle demeure bel et bien dans nos esprits, avec la volonté de concrétiser le projet") ni du hall technique pour le service travaux ("Nous avons la volonté de le développer sur un terrain de la rue Oscar Soudant et, si nous menons bien l'opération et vendons bien le site de Facofran dans le cadre d'un projet immobilier, il devrait être peu coûteux").

A l'inverse, sont notamment maintenus : le reconditionnement du Hall sportif des Collines (3,6 millions d'euros), l'achat du terrain de l'ancienne Gaieté pour l'aménagement d'un espace de convivialité et de stationnement (65.000 €), la restauration du triptyque de Saint-Jacques le Majeur (80.000 €), l'aménagement de la Grand-Place de Frasnes-lez-Buissenal (1.247.000 €), le kiss & ride de Montroeul-au-Bois (136.302 €), les aménagements rue Général Rucquoy et des Terrasses de la Rhosnes (1.583.000 €) ou encore l'aménagement de la maison rurale La Cigale pour un montant de 400.800 € ("Si nous voulons y développer des activités, nous devons impérativement aménager ce que d'aucuns appellent un hangar, tant au niveau de la sonorisation, de l'isolation et du matériel scénographique").

Parmi les autres projets retenus, signalons le remplacement des luminaires (105.545 € - "Le but est d'avoir 80% du territoire couvert en LED afin de réduire à zéro le coût du dimming et de tout rallumer", le renforcement des berges des cours d'eau (63.000 €), l'achat de matériel pour le service travaux et les voiries (80.000 €), la mise en conformité des maisons de village, des aménagements dans les écoles (250.000 €), d'un plan de gestion de risque contre les inondations (781.940 €) ou encore l'aménagement de la salle du conseil communal (85.000 €).

Des honoraires sont par ailleurs prévus pour la salle du Préau à Herquegies, l'espace de la Gaieté, le hall technique des travaux, l'espace Gorts à Oeudeghien et des travaux divers de voirie.


F.T.