«Si des repreneurs sont là, l'avocat ou le curateur décidera de ce qu'il en sera», Rudi Lemoine croit encore en un sauvetage du RFC Tournai

«Si des repreneurs sont là, l'avocat ou le curateur décidera de ce qu'il en sera», Rudi Lemoine croit encore en un sauvetage du RFC Tournai

Tournai
«Si des repreneurs sont là, l'avocat ou le curateur décidera de ce qu'il en sera», Rudi Lemoine croit encore en un sauvetage du RFC Tournai

Les clans tournaisiens et français restent campés sur leurs positions.

Le sort du RFC Tournai est désormais suspendu à une date : le 3 mars prochain. Ce matin, devant le Tribunal de l'entreprise de Tournai, le dossier a été mis en délibéré. Le procureur, Christian Henry, a d'ores et déjà indiqué craindre que "dans l'état actuel, la faillite soit inévitable." L'un des éléments marquants de l'audience concerne le montant réel des dettes. Alors que certains évoquaient jusqu'ici un passif avoisinant les 300.000 euros, l'administrateur provisoire, Me Gauthier Lefebvre, a présenté un tout autre chiffre : 605.185 euros. Une situation qui sème le trouble sur le devenir du club tournaisien. Le président Rudi Lemoine était absent au tribunal mais pour lui, certaines dettes peuvent s'expliquer. "Une sacrée partie est issue des loyers qu'on doit à la régie de 2005 jusqu'en 2015 et qui sont seulement réclamés maintenant."

Sportivement, qu'on se le dise, depuis la reprise de la saison, rien n'a jamais été simple pour l'équipe première du RFC Tournai. "Ce climat est insoutenable, mais il est connu chez nous. On vit ça depuis très longtemps déjà, depuis le début de saison sous diverses formes. Donc une semaine de plus, ça ne sera pas réellement un problème pour nous", regrette Olivier Maiuri. Tournai vivra-t-il son dernier match ce samedi soir? En tout cas, staff et joueurs semblent prêts à ne rien lâcher malgré la situation compliquée. "Nos joueurs ont démontré une capacité de résilience incroyable, une motivation fabuleuse. Ça s'est encore vu à Binche ce week-end. (...) Ils n'arrêteront pas et ils iront jusqu'au bout du bout." Quoiqu'il arrive Olivier Maiuri souhaite rappeler que les joueurs continueront donc à y croire jusqu'à la fin et seront d'ailleurs à l'entraînement ce mardi soir.

Tout ça est un énorme gâchis

On le sait aussi, un conflit existe clairement entre les parties françaises et tournaisiennes du club. Une guerre de clans qui doit cesser pour Olivier Maiuri. "Ils se retrouvent entre les deux et dans l'incapacité de pouvoir interagir. Ils n'ont que comme réponse le terrain et je pense qu'ils le font de manière fabuleuse." L'entraîneur cible quand même le président du club Rudi Lemoine. "Je lui dirais simplement que tout cela est un énorme gâchis, que l'outil qui était entre leurs mains était un outil fabuleux et aimé de tous à tourner. Et c'est ce que je trouve moi, en tant que Carolo. Le plus regrettable, c'est que vous avez quelque chose ici qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. En tout cas dans les villes wallonnes que je connais et côtoie."

La branche française ne s'en cache pas. Elle souhaiterait un pas de côté de l'actuel président qui ne compte pas forcément laisser la place sans réel projet. "Quand on est monté en D1ACFF, j'ai mis ma démission mais le conseil d'administration a refusé à ce moment-là ." Rudi Lemoine regrette que les paroles de l'autre partie ne se sont pas soldées par des actes et il garde l'objectif de trouver une issue positive pour le club. "Si des repreneurs sont là, notre avocat ou le curateur décidera ce qu'il en sera." En P1, en D3ACFF ou en P4, difficile de dire ce que sera le futur du club tournaisien. Premiers éléments de réponses attendus la semaine prochaine.


R.R.