Revitalisation de l'arrière de la gare d’Ath : « La SNCB s’est engagée à ne pas rendre le parking payant tant que celui de la ville ne l’est pas »
La création d’un parc paysager sur le plateau arrière de la gare d’Ath est désormais sur les rails avec le lancement du marché visant à désigner l’auteur de projet.
Le vaste projet de revitalisation du plateau arrière de la gare se poursuit. Après le lancement du cahier des charges relatif au pôle récréatif, c'est à présent la partie consacrée au parc paysager qui connaît une avancée significative. Lors de la dernière séance du conseil communal, les élus ont en effet donné leur feu vert à la désignation de l'auteur de projet.
Subsidiée à 90 % par des fonds FEDER, cette phase du projet prévoit la végétalisation de l'espace, avec une réappropriation de la berge du canal intégrée aux aménagements, tout en maintenant les capacités de stationnement existantes.
Un remembrement foncier avec la SNCB

Ath : la création d'un espace récréatif et d'une maison de jeunes sur les rails à l'arrière de la gare
Afin de permettre la concrétisation du parc paysager, un remembrement foncier avec la SNCB s'est avéré nécessaire. "L'idée était de garantir une cohérence globale du projet et de réorganiser l'ensemble des propriétés afin d'aboutir à une uniformité entre les terrains de la SNCB et ceux de la ville", a expliqué Ludivine Gauthier (PS), échevine en charge du Suivi des projets européens et du Développement territorial.
À superficie équivalente, les parcelles de la SNCB se situeront sur la partie droite du pôle et comprendront notamment une partie des parkings actuels. Les propriétés communales seront quant à elles regroupées sur la partie gauche du site, où se trouvent notamment les hangars communaux. "Une partie des parkings sera aménagée sous forme de parkings paysagers et relèvera de la propriété de la ville", a encore précisé l'échevine.
Quid de la gratuité des parkings ?
Si la conseillère socialiste Cécile Dascotte (PS) a salué l'évolution du projet, elle a toutefois soulevé la question de la gratuité des parkings. "Il y aura un parking de la Ville et un parking de la SNCB. Comme certains le laissent entendre, ces parkings risquent-ils de devenir payants ?", a-t-elle interrogé, soulignant l'impact potentiel d'une telle mesure sur les navetteurs.
À l'issue des discussions menées entre la ville et la SNCB, Ludivine Gauthier (PS) s'est voulue rassurante. "La SNCB s'est engagée à ne pas rendre le parking payant tant que le parking de la Ville ne l'est pas", a-t-elle annoncé, précisant qu'il s'agissait d'un accord devant encore être formalisé dans le cadre du bail emphytéotique lié au remembrement foncier.
Un projet paysager suffisamment ambitieux ?
De son côté, le conseiller Valentin Vigneron (MR.@th) a exprimé certaines réserves quant à l'ambition paysagère du projet. "Quand j'entends parc paysager, j'imagine une véritable composition architecturale et végétale", a-t-il indiqué. Il a rappelé le projet initial, qui prévoyait notamment des zones différenciées, telles que des friches, des espaces plus sauvages ou encore des îlots de fraîcheur. "Ces éléments ne semblent plus figurer dans les plans", s'est-il étonné.
Le conseiller s'interroge dès lors sur la manière dont le paysage sera composé afin de limiter l'impact du bâti et de créer un espace réellement convivial.
En réponse, l'échevine du Développement territorial a rappelé que le projet avait évolué par rapport à la proposition initiale et que la conception définitive relèvera en grande partie de l'auteur de projet. "Le parc paysager n'est pas figé. Nous attendons de voir quelles seront les propositions concrètes qui intégreront ces différents éléments", a conclu Ludivine Gauthier (PS).
A.D.