Comines-Warneton : Marie-Aude Breyne devient la nouvelle directrice du Centre Culturel
"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité" a déclaré Marie-Aude Breyne animatrice depuis 17 ans au Centre Culturel de Comines-Warneton et depuis ce 1er janvier sa nouvelle directrice. Elle remplace Nadine Beerlandt restée 42 ans à la tête du CCCW.
Après 42 ans passés au Centre Culturel de Comines-Warneton, Nadine Beerlandt passe le flambeau à sa collègue Marie-Aude Breyne. Encouragée en 1982 par le Tournaisien Daniel Carette du ministère de la Culture, Nadine Beerlandt a assisté à la création, à l'époque, du Foyer culturel en 1983 dont elle a été jusqu'à présent l'unique directrice. Elle a, avec son équipe, initié des ateliers créatifs durant les vacances dans une entité riche en associations mais où rien n'existait en matière d'occupations pour les enfants en période de vacances. Un bus faisait à l'époque le tour des 5 villages de l'entité et les ateliers ont affiché d'emblée complet.
Le centre culturel a aussi été à l'origine d'événements novateurs et inspirants: la "Tournuit des Grands Ducs" qui emmenait le public, en navette notamment, dans des concerts organisés dans différents lieux et bistrots de l'entité, Art-Terre, une biennale d'art contemporain en lien avec un des fleurons de Comines-Warneton, l'industrie de la brique mais aussi les spectacles déambulatoires de mémoire collective. Autant d'événements proches du public et en lien avec l'histoire et le patrimoine de l'entité.
Marie-Aude Breyne a elle démarré sa carrière à la Maison de jeunes Carpe Diem avant de rejoindre le Centre Culturel en 2009. Elle avait depuis développé de nombreux projets d'éducation permanente notamment autour du consentement, des violences intra familiales et du harcèlement. Depuis ce 1er janvier, elle a endossé le rôle de directrice.
Lors de son discours, Marie-Aude Breyne a rappelé que la culture n'est pas un luxe mais une nécessité même si "en Belgique, les contraintes budgétaires pèsent sur l'éducation, la vie associative et la culture : gels, non-indexations, moratoires, beaucoup d'opérateurs font face à des arbitrages douloureux. Cela fragilise et freine l'initiative, mine la continuité des projets. Dans ce brouhaha, la tentation est grande de simplifier à l'excès, de lisser la nuance, de céder à des récits rapides."
Et de poursuivre en donnant la philosophie de son nouveau mandat avec six axes d'orientation: Nourrir les transitions et créer du sens, croiser les disciplines et décloisonner les imaginaires, miser sur la proximité et l'itinérance, préparer la renaissance de la MJC, créer, s'engager et s'émanciper, aller vers une gouvernance hybride et inclusive." Et de conclure : "Faisons le ensemble avec rigueur, lucidité et joie".
A.O.