Lessines : l’opposition PS réclame des mesures face aux nuisances engendrées par le passage des bus TEC dans certaines rues

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Lessines : l’opposition PS réclame des mesures face aux nuisances engendrées par le passage des bus TEC dans certaines rues

Lessines : l’opposition PS réclame des mesures face aux nuisances engendrées par le passage des bus TEC dans certaines rues

Un point supplémentaire avait été déposé par le conseiller d’opposition Dave De Backer (PS), qui s’est fait le relais des inquiétudes de plusieurs riverains.

Mardi dernier, lors du conseil communal de Lessines, un point supplémentaire avait été déposé par le conseiller Dave De Backer (PS) concernant des "problèmes de nuisances et de sécurité liées au passage des bus TEC dans certains quartiers". Le conseiller d'opposition s'est ainsi fait le porte-parole de plusieurs habitants. "Le point que nous vous soumettons aujourd'hui fait suite à de nombreuses interpellations de riverains de plusieurs quartiers de notre ville, mais surtout à la réception d'une pétition dûment signée par des habitants concernés, réunis au sein d'un collectif citoyen qui nous a donné mandat pour relayer leur situation ici, au conseil communal", a-t-il expliqué.

Selon Dave De Backer, ces doléances ne constituent pas un malaise isolé. "Il s'agit d'une préoccupation réelle, partagée et persistante, liée au passage répété des bus TEC dans des voiries inadaptées, avec des conséquences sur les habitations, le cadre de vie et la sécurité", a-t-il insisté. Dans son projet de délibération, le conseiller pointe notamment des voiries inadaptées à ce type de charroi lourd, évoquant des fissures dans les habitations, des dégradations de la voirie, des nuisances sonores, mais aussi des problèmes en termes de sécurité routière.

Les rues concernées sont notamment l'avenue de l'Abattoir, le chemin de Chièvres, l'avenue Albert Ier, la rue Victor Lepot, le chemin de Croix ou encore l'avenue Gustave Demeyer. Le tout, rappelle-t-il, dans un souci de " concilier mobilité publique, sécurité et qualité de vie des riverains ".

Pour répondre à ces nuisances, le conseiller avance plusieurs pistes de réflexion, telles que la limitation du nombre de bus aux heures sensibles ou l'utilisation de véhicules de plus petit gabarit, notamment durant les heures creuses. Il invite également le collège communal à engager une concertation avec le TEC afin d'analyser l'impact des itinéraires et des conditions de circulation actuelles dans les quartiers concernés.

Un dossier ancien et complexe

De son côté, l'échevin de la Mobilité, Oger Brassart (Les Engagés), a tenu à faire une petite piqûre de rappel. "Je suis étonné par la forme, mais vous avez entièrement raison sur le fond", a-t-il lancé, non sans ironie, rappelant que la problématique existait déjà sous les précédentes majorités socialistes. "Vos bourgmestres successifs ont du en recevoir quelques pétitions écrites voire orales à l'entrée des conseils communaux souvent houleux. (...) Cette fois, pour la première fois dans la minorité, sous le couvert d'une "action citoyenne" vous mettez ce point à l'ordre du jour", a-t-il rappelé.

Il a souligné que, dès 2010 et 2011, des riverains du chemin de Chièvres se plaignaient déjà de la vitesse et du tonnage excessif des véhicules. "En 2016, un stationnement en alternance y a été mis en place afin de réduire la vitesse", a-t-il précisé, évoquant également des contacts réguliers avec le Proxy Delhaize concernant les itinéraires empruntés par les camions de livraison.

Concernant les bus TEC, l'échevin est revenu sur les conséquences de l'effondrement survenu rue Trasmasure début 2021. "Des mesures provisoires ont été prises, mais le provisoire dure depuis des années", a-t-il reconnu. Il a également rappelé les démarches entreprises dans le cadre du projet de redéploiement de la zone TEC, finalement abandonné par le gouvernement wallon.

La ville a par ailleurs travaillé avec le TEC afin de définir un itinéraire plus cohérent, desservant le centre-ville et l'Athénée, tout en évitant des trajets à vide de plusieurs kilomètres.

Entre-temps, le TEC a changé de sous-traitant, la nouvelle société ayant investi principalement dans des bus "accordéons". Une évolution qui complique encore la situation à Lessines. "La proposition faite par le TEC n'est pas censée", a estimé le bourgmestre Antoine Motte, confirmant que les discussions entre la commune et l'opérateur de transport étaient toujours en cours.

Dans l'immédiat, la ville insiste sur le respect strict du code de la route.

Un éventuel déblocage pourrait venir du dossier de la rue Trasmasure, pour lequel un jugement est attendu aux alentours du mois de septembre. Une perspective qui laisse toutefois Dave De Backer sceptique. "Dans ce conflit, tout le monde va se renvoyer la balle et cela risque encore de durer des année ", a-t-il déploré.

Le point a finalement été postposé et devrait revenir sur la table du conseil communal dans les prochaines semaines.


A.D.