Décret-programme : pourquoi les enseignants sont-ils en grève depuis plusieurs semaines ?
Augmentation de la charge de travail, réduction des possibilités de fin de carrière, économies dans les écoles... Le décret-programme que s'apprête à voter la Fédération Wallonie-Bruxelles cristallise la colère du monde enseignant. Mais derrière les manifestations et les grèves, quelles sont les mesures qui font réellement débat ?
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'apprête à voter un décret-programme qui modifie plusieurs règles dans l'enseignement.
La mesure la plus médiatisée concerne les professeurs du secondaire supérieur, dont la charge de cours passera de 20 à 22 périodes par semaine. Une décision jugée nécessaire par le gouvernement pour réaliser des économies, mais dénoncée par les syndicats comme une augmentation de la charge de travail.
Le texte prévoit également une réduction de certains moyens accordés aux écoles. Les syndicats craignent des conséquences sur l'encadrement des élèves et l'organisation des établissements.
Autre point sensible : la réforme de la DPPR, le système qui permet d'alléger sa fin de carrière avant la pension. Le dispositif serait désormais plafonné à 24 mois.
Le décret-programme comprend aussi des mesures moins médiatisées, comme un encadrement plus strict des absences sans certificat médical ou des modifications liées aux congés maladie.
Enfin, une partie du monde enseignant estime que la colère actuelle dépasse ce seul décret-programme et s'inscrit dans un malaise plus large lié aux réformes du tronc commun et de l'enseignement qualifiant.
Théo Defranne