Les inquiétudes liées à la présence d'amiante dans l'eau s'invitent au conseil communal de Pecq
Des rapports concernant la situation de Pecq et la localisation précise des conduites en amiante-ciment seront envoyés à l'administration très prochainement.
Y a-t-il des substances d'amiante dans l'eau potable issue du robinet ? Voilà une question que se posent de nombreux wallons suite à la diffusion d'une enquête réalisée par les journalistes de la RTBF dans le cadre de l'émission "#Investigation" diffusée le 19 janvier dernier.
Pour André Demortier, il y a lieu de s'inquiéter car "il en va de la santé de notre population". Le conseiller de l'opposition invite dès lors les autorités locales à faire appel aux services d'un spécialiste afin de déterminer si l'on retrouve de l'amiante dans l'eau des Pecquois et si oui, à quelle quantité ?
1/3 des canalisations concernées
"Nous avons contacté la SWDE", précise d'emblée le bourgmestre Aurélien Brabant qui précise que 31% des canalisations d'eau de l'entité de Pecq ont été réalisées avec des conduites en amiante-ciment dans le passé. Mais pour lui, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure.
"Aujourd'hui, il est bien prouvé que l'amiante est une substance nocive lorsqu'on la respire. En revanche, l'ingérer ne le serait pas. Et cela, l'OMS le défend", a-t-il avancé pour justifier son ressenti.
"De plus, il n'existe aujourd'hui aucune norme belge ou européenne concernant les taux d'amiante que l'on peut retrouver dans l'eau. C'est donc encore très flou à ce niveau-là. Ce qui est plus dérangeant, au-delà des analyses des eaux et des chiffres qu'elles pourraient indiquer, c'est que le remplacement de ces canalisations n'est pas planifié. C'est davantage sur ce point qu'il faut insister."
En Wallonie, plus de 3.000 kilomètres de conduites d'eau potable sont encore en amiante-ciment.
Sébastien Lippens