Leuze-en-Hainaut ne sort finalement pas du plan Oxygène
La majorité ne veut pas faire payer aux Leuzois, l’indemnité de remploi exigée par la Wallonie en cas de remboursement anticipé.
La ville de Leuze-en-Hainaut et le plan Oxygène, c'est une histoire d'allers-retours. A la fin de la législature précédente, la majorité avait souscrit à ce plan de la Région wallonne. Elle a donc reçu un prêt de 3,2 millions d'euros, dont elle ne devra rembourser que 85% du montant, sur 30 ans et sans intérêt. La contrepartie, c'est notamment un tour de vis dans les dépenses et l'obligation de rendre des services communaux payants.
A peine installé, le nouveau bourgmestre Hervé Cornillie (MR) a annoncé son intention de sortir de ce plan Oxygène. Pour lui, une commune s'endette pour augmenter son patrimoine (crèche, home, piscine), pas pour payer ses dépenses de personnel. Au printemps dernier, une modification budgétaire avait donc été adoptée, afin de rembourser anticipativement le prêt.
Et la semaine dernière au conseil communal, nouvelle modification budgétaire pour annuler la précédente et, finalement, ne pas rembourser le prêt Oxygène. En cause : l'indemnité de remploi qu'exige la Région, comme tout prêteur lors d'un remboursement anticipé (même si, ici, il s'agit d'un prêt sans intérêt). "Je ne veux pas faire payer cette indemnité aux Leuzois", résume Hervé Cornillie.
"Compte tenu de la trajectoire budgétaire qui s'annonce et de la hausse des taux d'intérêt, nous avions fustigé cette décision de racheter le prêt Oxygène, rappelle Christine Delcroix (Ecolo). Vous êtes revenu sur cette décision, je ne peux que m'en réjouir. Mais, de nouveau, c'est un pas en avant, un pas en arrière. Comme avec la piscine, qu'on ferme, où l'on ne veut pas de nouveau projet et finalement, on va faire ce nouveau projet ; comme les horodateurs au Bois Blanc qu'on met puis qu'on retire."
C.D.C.