Écoles communales de Bernissart : les parents tirent la sonnette d’alarme, l’échevin répond
Repas scolaires, bâtiments dégradés, manque de moyens, fermetures d’implantations… Les motifs de mécontentement s’accumulent dans les écoles communales de Bernissart. Plusieurs associations de parents dénoncent une situation qui perdure. De son côté, l’échevin de l’Enseignement, Didier Delpomdor, assure que plusieurs solutions sont en cours. Un arrêt de travail est annoncé ce jeudi 15 octobre.
Les parents en ont assez. Dans un communiqué publié ce mercredi, plusieurs associations de parents de l'entité de Bernissart dénoncent les difficultés rencontrées dans les écoles communales et réclament des mesures concrètes du Collège communal.
Premier point de friction : les repas scolaires. Depuis plusieurs semaines, les parents signalent des problèmes de livraison, des portions insuffisantes et des inversions entre les menus classiques et alternatifs, avec des risques pour les enfants souffrant d'allergies alimentaires. Ils s'interrogent également sur les changements successifs concernant les repas. Après avoir annoncé la suppression des desserts à partir du 3 novembre, la commune est finalement revenue sur sa décision : ils seront maintenus jusqu'à la fin de l'année.
Des bâtiments et des moyens sous pression
L'état de certaines infrastructures inquiète aussi les parents : infiltrations d'eau, moisissures, sanitaires défectueux ou encore problèmes de toiture. À Harchies, la réfection du toit représente un chantier de plus de 400.000 euros. "Impossible de la refaire sur fonds propres", explique Didier Delpomdor. La commune affirme néanmoins faire le maximum pour effectuer les réparations nécessaires et assurer la sécurité des enfants. À Bernissart, les trois toilettes actuellement inutilisables doivent être remises en service durant les vacances de Toussaint.
L'échevin souligne également la diminution des effectifs ouvriers communaux. La commune comptait autrefois entre 40 et 60 ouvriers, contre 15 à 20 aujourd'hui. Une baisse qui complique l'entretien des écoles et la logistique, alors que les parents dénoncent devoir parfois assurer eux-mêmes certaines tâches, comme la tonte des pelouses ou le déménagement d'implantations scolaires. À Harchies, une convention est en préparation avec les CPAS afin d'organiser des tontes régulières.
Autre sujet de mécontentement : la mise à disposition des bus scolaires et des équipements pour les fêtes d'école. Concernant les déplacements, Didier Delpomdor estime que les trajets en train ou en bus sont risqués pour les enfants de maternelle. La commune a donc prévu de maintenir l'accès aux bus dans un rayon raisonnable, en regroupant les déplacements de plusieurs établissements.
75.000 euros pour le numérique : le projet maintenu
Les associations s'inquiètent également du sort de plus de 75.000 euros de subsides régionaux destinés au câblage numérique des écoles, un investissement qui reste en discussion. Didier Delpomdor se veut rassurant : "Le câblage du numérique sera fait." Il précise toutefois que la maintenance ne sera pas prise en charge par la commune.
Concernant le matériel didactique, une subvention sera également octroyée, assure l'échevin. Il rappelle que plusieurs décisions sont discutées depuis un certain temps, mais que les solutions n'ont pas toujours été faciles à trouver.
Les parents attendent des actes
Au-delà de ces dossiers, les parents de Blaton s'interrogent sur l'avenir de la section primaire des Bruyères et de l'implantation maternelle de la rue de Condé. Ils réclament davantage de transparence sur les choix de la commune et sur l'avenir de l'enseignement communal.
Face à ces difficultés, les associations demandent un plan d'action concret, assorti d'échéances précises. Un arrêt de travail est annoncé ce jeudi 15 octobre dans les écoles communales.
De son côté, Didier Delpomdor assure que plusieurs dossiers avancent. Entre les contraintes budgétaires, la diminution du personnel communal et les besoins des établissements, la commune doit désormais concrétiser ses engagements. Les parents, eux, attendent des résultats.
C.F.