Chièvres : près de 300 animaux, dont 70 chihuahuas, saisis dans des conditions d'insalubrité extrêmes

Chièvres : près de 300 animaux, dont 70 chihuahuas, saisis dans des conditions d'insalubrité extrêmes

Chièvres
Chièvres : près de 300 animaux, dont 70 chihuahuas, saisis dans des conditions d'insalubrité extrêmes
Crédit : Animaux en péril

Treize refuges ont été mobilisés pour prendre en charge les animaux.

Une intervention d'une ampleur exceptionnelle s'est déroulée ce lundi à Chièvres. Alertées par la police locale, treize associations de protection animale se sont mobilisées pour évacuer près de 300 animaux détenus dans une même propriété.

Selon l'association Animaux en Péril, la situation résulterait d'une multiplication des acquisitions et de reproductions devenues incontrôlables, notamment dans le cadre d'une activité de vente à des particuliers.

Plus de 70 chihuahuas dans une habitation insalubre

À l'intérieur de la maison, les intervenants ont découvert plus de 70 chihuahuas vivant au milieu de cages, d'objets et de détritus accumulés. Plusieurs portées de chiots, dont certains très jeunes, se trouvaient également sur place.

L'état d'insalubrité était particulièrement préoccupant. D'après Animaux en Péril, une forte odeur se dégageait de l'habitation jusque dans la rue.

À l'extérieur, la situation n'était guère meilleure. Environ 200 animaux de basse-cour se partageaient un terrain transformé en bourbier, entièrement dépourvu de végétation.

Parmi eux figuraient plus de 60 poules, une cinquantaine de canards, une quinzaine d'oies, des dindes, des pintades et neuf paons. Quatre jeunes boucs se trouvaient également sur la propriété.

Les animaux ne disposaient que d'abris précaires, construits avec des matériaux de récupération, au milieu de cages abandonnées et de nombreux débris.

Des animaux blessés et amaigris

Les équipes de secours ont constaté plusieurs problèmes de santé parmi les animaux saisis.

Certains présentaient des lésions de gale au niveau des pattes, tandis que d'autres souffraient de blessures aux ailes ou de plaies liées au picage. Des cas d'amaigrissement ont également été observés.

Selon Animaux en Péril, ces problèmes pourraient notamment être favorisés par la promiscuité, le stress et les difficultés d'accès à une alimentation suffisante dans un environnement aussi surpeuplé.

Une intervention qui s'est prolongée jusque dans la nuit

Face au nombre d'animaux présents, les refuges ont dû déployer d'importants moyens humains et matériels. Véhicules de transport, cages et filets ont été nécessaires pour capturer les oiseaux et organiser leur évacuation.

Le dénombrement s'est révélé particulièrement compliqué. Alors qu'une quinzaine de canards avaient initialement été annoncés, les intervenants en ont finalement découvert plus de 50.

L'opération s'est poursuivie après la tombée de la nuit. Les équipes ont multiplié les allers-retours afin de répartir les animaux entre les différents refuges.

Selon l'association, aucun animal n'a été laissé sur place. Les derniers animaux pris en charge par Animaux en Péril sont arrivés au refuge vers 21h30.

Treize refuges mobilisés, dont plusieurs de Wallonie picarde

Au total, treize refuges ont participé à cette opération, parmi lesquels la SPA de Péruwelz et Veeweyde Tournai, mais aussi Animaux en Péril, Equi'Chance, Natur'Horse et Help Animals.

Les animaux recueillis doivent désormais bénéficier d'une évaluation vétérinaire et des soins nécessaires pour traiter leurs blessures, leurs affections parasitaires ou d'éventuelles carences alimentaires.

Cette prise en charge représente un défi important pour les associations, contraintes d'adapter leurs installations afin d'accueillir un nombre aussi élevé d'animaux.


J.C.