Fin de l'Esc'ALE : onze licenciements et des services menacés à Tournai et Pecq

Fin de l'Esc'ALE : onze licenciements et des services menacés à Tournai et Pecq

Tournai Pecq

Dès le 1er janvier 2027, les Agences locales pour l'emploi (ALE) seront remplacées par un nouveau dispositif en Wallonie. Une réforme qui met fin à plusieurs services de l'Esc'ALE, née de la fusion des ALE de Tournai et de Pecq. Invitée de Politiquement (in)correct, Dorothée De Rodder (PS), députée wallonne et présidente de la structure, s'inquiète des conséquences humaines et sociales de cette décision.

Malgré une fusion réussie entre Tournai et Pecq, l'Esc'ALE n'échappera pas à la réforme décidée par le ministre wallon de l'Emploi, Pierre-Yves Jeholet. Une décision difficile à accepter pour Dorothée De Rodder, qui rappelle que le ministre avait lui-même salué le fonctionnement de la structure lors d'une visite en janvier dernier. "Il a été décidé de jeter le bébé avec l'eau du bain", a-t-elle regretté.

Sur le terrain, les conséquences sont déjà bien réelles : onze membres du personnel sont concernés par des licenciements et plusieurs services de proximité, dont le taxi social et l'ALE Récup, sont menacés de disparition. Une solution a toutefois été trouvée pour préserver l'activité titres-services et les 94 aides ménagères qui en dépendent.

Quel avenir pour les travailleurs et les bénéficiaires ?

Les ALE permettaient notamment à des personnes éloignées du marché du travail de retrouver progressivement une activité professionnelle. Elles seront remplacées par un système de prestations à heures limitées (PHL), encadré par le Forem, avec l'objectif de favoriser une insertion plus durable vers l'emploi.

Si Dorothée De Rodder reconnaît que certaines ALE rencontraient des difficultés, elle regrette une réforme qui ne distingue pas suffisamment les structures performantes des autres. Elle s'inquiète également de la disparition du taxi social, qui permettait à des personnes précarisées de se déplacer à moindre coût.

La députée wallonne ne ferme pas la porte au nouveau dispositif, mais déplore une transition insuffisamment préparée. Elle souhaite notamment que l'expertise des travailleurs des ALE puisse être valorisée dans les futures structures d'accompagnement.

Un dossier qu'elle entend continuer à suivre de près au Parlement wallon, en interpellant régulièrement le ministre sur l'avenir des travailleurs et des services concernés.


T.C.