Chièvres se fixe 133 actions à mener d'ici 2030

Chièvres se fixe 133 actions à mener d'ici 2030

Chièvres
Chièvres se fixe 133 actions à mener d'ici 2030

Le Programme stratégique transversal 2024-2030 de Chièvres a été présenté au dernier conseil communal. Cette feuille de route de la Ville et du CPAS rassemble 36 objectifs et 133 actions autour de sept grands axes. L'opposition PS a profité de sa présentation pour pointer plusieurs absences et demander des précisions sur certains projets.

Le Programme stratégique transversal (PST), c'est en quelque sorte la feuille de route de la commune pour la législature. Il rassemble les politiques que la Ville et le CPAS entendent mener jusqu'en 2030 et doit permettre d'en assurer le suivi. À Chièvres, le document présenté au conseil communal compte 7 axes stratégiques, 36 objectifs et 133 actions concrètes. Le programme est présenté comme évolutif : le calendrier des actions pourra notamment s'adapter aux contraintes budgétaires, légales et aux possibilités de financement.

Les sept axes concernent la sécurité, la santé et la cohésion sociale ; la gouvernance et l'administration ; la petite enfance, l'enseignement et la jeunesse ; la citoyenneté et l'inclusion ; le développement économique et l'emploi ; l'aménagement du territoire et l'environnement ; ainsi que le sport et la culture.

De la crèche au terrain de football

Plusieurs projets très concrets apparaissent dans cette feuille de route. En matière de sécurité et de santé, la commune veut notamment développer le Partenariat local de prévention, renforcer la sécurité aux abords des écoles et poursuivre le suivi du dossier PFAS.

La petite enfance et la jeunesse occupent également une place importante. Le PST prévoit notamment la création d'une structure d'accueil de la petite enfance, l'aménagement d'espaces de jeux sécurisés dans les villages, la végétalisation des cours d'école et la mise en place d'un conseil consultatif de la jeunesse.

Sur le plan économique, l'objectif est notamment de soutenir le commerce local, les circuits courts et la remise à l'emploi. Le patrimoine est également concerné avec la rénovation de l'église Saint-Martin et la réaffectation de celle de Tongre-Saint-Martin.

En matière d'aménagement du territoire, Chièvres veut se doter d'un Schéma de développement communal, développer la mobilité douce et revoir notamment la stratégie de logement du CPAS. Enfin, pour le sport et la culture, le PST prévoit notamment l'acquisition du terrain de football de Chièvres, des travaux à La Marcotte et le réaménagement des terrains de tennis de Ladeuze et Tongre-Notre-Dame.

L'opposition socialiste pointe plusieurs absences

La présentation du document a suscité plusieurs réactions dans les rangs de l'opposition. Rémy Bette a notamment regretté que le PST soit présenté près de deux ans après le début de la législature et a pointé plusieurs éléments qui, selon lui, mériteraient d'être précisés ou ajoutés.

Sur le dossier des PFAS, le conseiller estime notamment que l'information scientifique reste difficilement accessible pour une partie de la population et demande une communication plus claire. Il s'interroge aussi sur l'absence d'action concernant la sécurisation des berges de l'étang d'Horimetz.

L'opposition a également interrogé le collège sur ses priorités en matière d'accueil de la petite enfance : faut-il créer une nouvelle structure ou soutenir davantage celles qui existent déjà ? Le PS a par ailleurs proposé d'installer le Repair Café au sein de l'épicerie sociale et évoqué la création d'un frigo solidaire, une piste sur laquelle le CPAS mène également une réflexion.

Le conseiller Olivier Hartiel a pour sa part regretté que la question des inondations ne soit pas davantage présente dans le document et a estimé que l'approche climatique restait limitée. D'autres interventions ont porté sur les moyens accordés au monde associatif et sur certains services à la population.

"Le PST n'est pas exhaustif"

Face à ces remarques, la bourgmestre Zoë Delhaye a rappelé que le PST n'avait pas vocation à reprendre l'intégralité des projets communaux. Le document reste d'ailleurs évolutif : si ses grandes orientations doivent guider l'action communale jusqu'en 2030, le rythme et certaines actions pourront évoluer en fonction des réalités locales et des moyens disponibles.

Concernant le terrain de football de Chièvres, la commune assure être prête à avancer sur son acquisition mais indique que le dossier stagne actuellement du côté du vendeur. Le collège envisage également de regrouper les structures d'accueil de la petite enfance afin d'augmenter le nombre de places disponibles.

L'objectif affiché à travers cette feuille de route est de trouver un équilibre entre les différents besoins de l'entité et de coordonner davantage l'action de la Ville et du CPAS jusqu'en 2030.


A.L.