«Je ne souhaite pas qu'ils se maintiennent sur le territoire» : Marie Christine Marghem a rencontré les gens du voyage installés à Gaurain-Ramecroix
Le collège communal doit se pencher sur la situation d’ici mardi.
La situation s'est précisée à Gaurain-Ramecroix après l'arrivée de gens du voyage sur l'ancien parking du terrain de football. Pour rappel, le groupe est arrivé sur place vers 11h ce samedi après avoir quitté le terrain du Nautisport à Enghien. Plusieurs des blocs de béton installés par la Ville pour condamner l'accès au parking ont été déplacés.
Les services de police avaient été avertis vers 11h de la présence d'un cortège de caravanes le long de la Grand'Route (N7). Une vingtaine d'entre elles ont réussi à pénétrer sur le terrain avant que les policiers ne bloquent l'accès aux suivantes.
Les caravanes qui n'ont pas pu rejoindre le site se sont alors stationnées sur la bande centrale de la chaussée. Elles y sont restées plusieurs heures avant de finalement quitter les lieux.
"Je ne souhaite pas qu'ils se maintiennent sur le territoire"
Prévenus de la situation, la bourgmestre de Tournai Marie Christine Marghem (MR) et les échevins Vincent Lucas (MR) et Emmanuel Vandecaveye (MR) se sont rendus à Gaurain-Ramecroix pour rencontrer les responsables du groupe.
Marie Christine Marghem rappelle que les blocs de béton avaient précisément été placés par la Ville pour éviter une nouvelle occupation de ce terrain communal. La bourgmestre dit également soutenir les riverains, confrontés à plusieurs installations sur ce site. "Le voisinage, que je comprends très bien et que je soutiens, en a ras le bol", affirme-t-elle.
Lors des discussions, les responsables du groupe auraient proposé de rester quinze jours sur place plutôt qu'un mois. Une proposition qui ne convainc pas Marie Christine Marghem. "Je ne souhaite pas qu'ils se maintiennent sur le territoire", indique la bourgmestre de Tournai.
Les occupants auraient de leur côté évoqué la possibilité de faire intervenir leurs avocats en cas de procédure judiciaire engagée par la Ville. Marie Christine Marghem souhaite donc examiner précisément la situation juridique avant de décider de la marche à suivre. Dans l'intervalle, elle annonce une surveillance policière accrue autour du site.
Le collège communal réuni d'ici mardi
La bourgmestre entend réunir le collège communal d'ici mardi. Plusieurs possibilités sont sur la table, dont une intervention sur le plan judiciaire ou la conclusion d'une convention avec le groupe.
Si cette deuxième option était retenue, la bourgmestre de Tournai prévient que des conditions financières seraient imposées. Une somme devrait être versée pour l'occupation du domaine public, accompagnée d'une caution destinée à couvrir d'éventuels dégâts.
B.D.