Dossier Texo/Deback : Paul-Olivier Delannois (PS) relance le débat autour d’Alexandre Vachaudez
Le conseiller communal PS et ancien bourgmestre de Tournai réagit à son tour à la polémique entourant le chef de cabinet de Marie-Christine Marghem.
La polémique autour d'Alexandre Vachaudez continue de faire réagir. Après la défense de Marie-Christine Marghem, Paul-Olivier Delannois estime que la situation de son chef de cabinet pose question.
La polémique concerne les activités professionnelles privées d'Alexandre Vachaudez, chef de cabinet de la bourgmestre de Tournai. Celui-ci est également administrateur de la société de consultance Urban Top et a notamment travaillé, avant son entrée au cabinet, pour le promoteur Deback dans le cadre du projet immobilier Texo-Deback à Kain.
Des liens qui ont suscité des interrogations sur un potentiel conflit d'intérêts. Marie-Christine Marghem a défendu son chef de cabinet en assurant qu'il n'intervenait pas dans les décisions politiques liées à ces dossiers et qu'il ne participait pas aux réunions du collège communal.
" Un chef de cabinet représente la personne pour laquelle il travaille "
Une défense qui ne convainc pas Paul-Olivier Delannois. Le conseiller communal PS, ancien bourgmestre de Tournai et ancien chef de cabinet de Christian Massy, conteste notamment l'argument avancé concernant le collège. " Dire que le chef de cabinet ne participe pas à une décision politique puisqu'il ne vote pas est absurde. Bien évidemment qu'un chef de cabinet ne vote pas au collège puisqu'il n'en a tout simplement pas le droit ", estime-t-il.
Selon lui, la fonction dépasse largement la présence ou non au collège communal. " Un chef de cabinet représente physiquement la personne pour laquelle il travaille. Cela change automatiquement la donne quand celui-ci sonne dans un service de la Ville. Il peut faire monter un dossier au collège ou pas, aménager une décision, prioriser les dossiers. "
Le socialiste pointe également les activités privées d'Alexandre Vachaudez au sein d'Urban Top. Il affirme avoir constaté sur le site de l'entreprise la présence de plusieurs sociétés tournaisiennes susceptibles d'être contrôlées par la Ville. " Cela est tout sauf sain ", juge-t-il.
Paul-Olivier Delannois évoque aussi le dossier de la plaine des Manoeuvres et affirme que le chef de cabinet aurait proposé à des riverains d'introduire un recours contre une décision de la Ville. " Dire qu'un chef de cabinet n'intervient en aucun cas politiquement dans un dossier, c'est essayer de faire croire que les épices que vous ajoutez à votre potage n'ont aucune incidence sur le goût ", conclut-il.
Il interpelle enfin les partenaires MR, Engagés et Ecolo de la majorité tournaisienne sur le respect, selon lui, des règles éthiques.
R.R.