Pas d’artistes locaux à la Biennale Butor de Celles : «Interpellant et décevant» pour le collectif ETIRAM
La Biennale d’art contemporain en plein air "Butor" bat son plein à Celles depuis le 22 août. Mais au conseil communal, l’absence d’artistes locaux parmi les œuvres présentées a suscité le débat. Le collectif ETIRAM avait pourtant proposé d’y exposer sa fiction photographique "Air".
La Biennale d'art contemporain en plein air "Butor" s'est installée à Celles jusqu'au 4 octobre. Un événement qui attire les visiteurs dans l'entité, mais dont la programmation a fait réagir lors du dernier conseil communal.
Jean Delestrain (Les Engagés) s'est en effet étonné qu'aucune oeuvre d'artistes locaux ne soit représentée ou mise en valeur à cette occasion.
Le conseiller d'opposition a notamment évoqué le cas du collectif ETIRAM. Composé de huit personnes, dont plusieurs Celloises et Cellois, celui-ci avait proposé de participer à la Biennale avec "Air", une fiction photographique constituée de 45 clichés et explorant la frontière fragile entre notre monde actuel et un avenir altéré.
Pour Jean Delestrain, le projet avait toute sa place dans l'événement. Il y voyait également "une belle opportunité de mettre le collectif local en valeur".
"Le dossier très élaboré et très complet envoyé à l'organisateur et à l'échevine de la Culture n'a malheureusement pas trouvé un écho favorable. La raison principale étant que le choix a été fait de travailler uniquement avec des professionnels. Ce type d'initiative aurait pourtant pu constituer un formidable tremplin pour de nouveaux talents tout en renforçant l'ancrage local d'un évènement de cette ampleur."
Jean Delestrain poursuit. "Une convention de collaboration, ça doit aller dans les deux sens. La commune n'est pas là pour être porteuse d'eau et installer des barrières Nadar. On aurait pu proposer un petit espace. Je pense que la Ferme d'Ecavée est assez grande", a-t-il lancé.
La sélection confiée aux commissaires de la Biennale
Interpellée, l'échevine de la Culture, Ophélie Huvenne, a rappelé que la commune n'était pas intervenue dans la sélection artistique.
"Les oeuvres ont été désignées et sélectionnées par deux commissaires spécialisés. Je n'ai en aucun cas fait partie du comité décisionnel", a-t-elle expliqué, précisant que les responsables de la Ferme d'Ecavée n'avaient pas davantage participé au choix.
La porte ne semble toutefois pas fermée pour le collectif ETIRAM. "Nous sommes toujours en discussion avec l'ASBL pour l'exposition Air. Cela peut mener à un partenariat pour la suite".
Sébastien Lippens