«L'incendie à Rio», »La Danse du Spirou»,... : Ambiorix a fait vibrer le public lors du cortège de la Ducasse d’Ath
Avec ses 130,5 kilos et ses 3,75 mètres, Ambiorix est l’une des figures imposantes du cortège de la Ducasse d’Ath.
Il est l'un des géants emblématiques du cortège de la Ducasse d'Ath. Ce dimanche matin, Ambiorix a une nouvelle fois fait danser la foule au rythme de sa fanfare. Nos caméras ont capté l'un de ces moments particulièrement appréciés du public.
Ambiorix fait son apparition dans le cortège en 1850, lorsqu'il remplace le géant Tyran. Il représente le chef des Éburons, peuple gaulois du nord de la Gaule qui s'était illustré face aux légions de Jules César.
À Ath, il devient alors le géant de la confrérie des archers et est présenté comme une figure héroïque. Sa cuirasse, son manteau rouge et sa peau de tigre participent encore aujourd'hui à son allure particulièrement imposante.
130,5 kilos à faire danser
Avec ses 3,75 mètres de haut et ses 130,5 kilos, Ambiorix compte parmi les géants les plus lourds du cortège. Un poids qui n'empêche pas ses porteurs de lui donner vie grâce à des danses devenues indissociables de son passage.
La plus célèbre est sans doute la danse du Spirou, à laquelle les spectateurs habitués n'hésitent pas à participer. Cette chorégraphie est notamment associée à la famille Huez. Arnaud Huez, représentant la huitième génération, a hérité de cette spécialité de son père Georges.
Ambiorix danse également sur les airs de sa propre chanson, dans une grande complicité avec les musiciens qui l'accompagnent.
Une longue histoire avec Irchonwelz
La fanfare Saint-Denis d'Irchonwelz accompagne Ambiorix depuis 1950. Son histoire dans le cortège est pourtant plus ancienne puisqu'elle y apparaît dès 1903, à une époque où elle accompagnait encore Samson.
Sur son tambour, on retrouve d'ailleurs une référence à Irchonwelz en picard : " l'chonwé ", expression qui signifie " sentier des hérissons ".
Les porteurs d'Ambiorix et leur fanfare ont également marqué l'histoire de la Ducasse en 1993. Cette année-là, une violente tempête avait conduit le bourgmestre Guy Spitaels à ordonner l'interruption du cortège. Les porteurs avaient toutefois décidé de poursuivre, suivis par leur fanfare puis par Monsieur et Madame Goliath. Quelques instants plus tard, le soleil faisait son retour.
Ce dimanche matin, dans des conditions heureusement plus clémentes, Ambiorix a une nouvelle fois offert au public l'une de ses danses caractéristiques.
J.C.