Valentine Pary : «Il est prévu que je relance le projet d'école des devoirs»

Valentine Pary : «Il est prévu que je relance le projet d'école des devoirs»

Enghien

Valentine Pary, échevine de l'Enseignement et des Festivités à Enghien (Génér'actions), était notre invitée dans Politiquement (in)correct. Elle est revenue pour nous sur son projet d'écoles des devoirs qui n'a pas encore abouti.

C'est un projet qui tenait particulièrement à coeur à Valentine Pary, c'est une sorte d'école des devoirs organisée à Enghien. Un accord était trouvée avec une asbl et le lieu du Nautisport choisi, mais ça n'a pas fonctionné. S'agit-il d'un projet qui n'attire pas les jeunes ? L'échevine de l'Enseignement n'est pas d'accord avec cela. "Il faut savoir qu'initialement, cette demande émanait de pas mal de parents que je côtoie au club de foot ou encore de tennis, et qui se retrouvent un peu comme nous tous dans l'embarras quand l'école se termine. Il y a un moment creux où les enfants doivent rentrer à la maison, vite goûter, faire les devoirs et repartir à leurs activités sportives. Certains parents me disaient que c'était quand même dommage qu'il n'y avait pas une possibilité d'encadrer les enfants dans un lieu sécurisé, où ils seraient bien pris en charge et pourraient faire leurs devoirs. Il faut savoir que cette demande venait vraiment de la population".

Une question de timing

Si blocage il y a eu, c'est plutôt pour une question de timing, explique l'échevine. "Je n'ai pas eu de chance dans le timing mais j'ai quand même tenté le coup, car qui ne tente rien n'a rien. Déjà, il a fallu trouver le local, car qui dit école des devoirs, dit mettre un local à disposition. On avait prévu le lundi, mardi et jeudi. Donc on ne peut pas s'imposer comme ça dans une salle de réunion toutes les semaines. Je voulais aussi une stratégie pour que les élèves ne doivent pas marcher des kilomètres. On en est venus au Nautisport, qui a tout de suite répondu présent et je les remercie énormément pour ça. Mais après le local il fallait trouver les surveillants. Ce n'est pas une garderie, on a affaire à des ados. Et on connaît la nonchalance de certains d'entre eux et le fait que si on veut les mettre au travail, il faut parfois avoir un vocabulaire un peu adapté. On avait trouvé les volontaires, on avait tout".

Valentine Pary explique que là où elle n'a pas eu de chance, c'est que la communication est partie à la fin des congés de printemps. "Les gens avaient déjà leur organisation mise en place pour les examens. Il y a eu les grèves, les arrêts de travail ... il y a eu une série de choses qui ont fait que ce n'était pas du tout le bon plan à ce moment-là. Et bien, ce le sera peut-être à la rentrée. En tout cas c'est prévu que je relance ce projet".

Notre journaliste Rémy Ravaux lui a ensuite posé une dernière question à ce sujet : "On sait que vous critiquez l'ancienne majorité sur le fait de ne pas toucher la jeunesse. Il y a ce projet qui n'a pas forcément marché tout de suite et il y a le conseil des jeunes qu'on attend toujours à Enghien. Est-ce parfois difficile de lier les paroles aux actes ?".

Valentine Pary lui a répondu que le problème n'était pas lié à cette difficulté. "Parce que je crois que ce qu'on entend très souvent, c'est qu'on va vers les gens et qu'on est axé sur la communication directe. Le problème, comme dans tout, c'est de trouver des gens. Au niveau du bénévolat aujourd'hui, on en demande de plus en plus aux gens. Et par rapport au conseil des jeunes, on en a encore reparlé récemment en collège. Ce n'est pas qu'on ne veut pas, on a lancé plusieurs fois des candidatures et mon collègue Sébastien Vanbelle a d'ailleurs fait une vidéo qu'il a essayé de partager un maximum. On a des candidats mais pas assez pour avoir un échantillon suffisamment représentatif . Donc non je ne perds pas du tout espoir".


L.C.