Couleurs, musique et revendications pour la deuxième Pride de Tournai

Couleurs, musique et revendications pour la deuxième Pride de Tournai

Tournai

A Tournai, plusieurs centaines de personnes ont participé ce samedi à la deuxième Pride organisée par le collectif Les Dur·es à Queer et des associations locales. La marche a traversé le centre-ville dans une ambiance festive et revendicative pour défendre les droits des personnes LGBTQIA+.

Des centaines de participants ont défilé ce samedi dans les rues de Tournai à l'occasion de la deuxième Pride organisée dans la cité des Cinq Clochers. Une marche festive mais aussi revendicative, portée par le collectif Les Dures à Queer et plusieurs forces vives locales.

L'événement s'inscrit dans la continuité de la première édition, qui avait rassemblé plus de 1.000 personnes.

Mais selon Clémence Vanhal, coordinatrice régionale aux Équipes populaires du Hainaut occidental, certaines revendications restent d'actualité. La demande d'un symbole LGBTQIA+ permanent dans l'espace public a été refusée par les autorités communales. En revanche, la question des formations à l'inclusion est toujours en discussion. Elle souligne également que les revendications portent un message plus large que le seul dialogue avec les élus.

En amont de la marche, une condition inscrite dans l'autorisation signée par la bourgmestre a suscité des réactions. Celle-ci prévoyait que tout drapeau, pancarte ou symbole non lié à la communauté LGBTQIA+ soit interdit, une mesure justifiée par les autorités par des raisons d'apaisement et de sécurité afin d'éviter d'éventuelles tensions avec d'autres communautés.

Contactée, la bourgmestre n'a pas répondu. Le premier échevin Benjamin Brotcorne indique quant à lui ne pas être à l'origine de cette décision. Il précise qu'il s'agit d'une compétence relevant de la bourgmestre, liée à ses prérogatives en matière d'ordre public, et que cette mesure visait à éviter tout débordement lié à des symboles extérieurs à la Pride.


F.D.