Zone de police du Val de l’Escaut : les syndicats déposent un préavis de grève

Zone de police du Val de l’Escaut : les syndicats déposent un préavis de grève

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Zone de police du Val de l’Escaut : les syndicats déposent un préavis de grève

Les organisations syndicales de la police ont déposé un préavis de grève à l'encontre de la zone de police du Val de l’Escaut. Elles dénoncent notamment le manque d'effectifs et la suspension d'une procédure de recrutement pour un poste clé d'officier.

Le front commun syndical composé du SLFP Police, du SNPS, de la CSC-SP/ACV-OD et de la CGSP Admi a déposé un préavis de grève visant la zone de police du Val de l'Escaut.

La question doit être examinée lors d'un comité de négociation prévu ce 24 juin. À l'issue de cette réunion, les organisations syndicales décideront si elles activent ou non leur préavis. Si tel est le cas, une action pourrait être menée sous différentes formes.

Au coeur des revendications figure d'abord le manque chronique d'effectifs. Selon les syndicats, la zone devrait compter 78 policiers opérationnels mais n'en disposerait actuellement que de 60, contre 65 en 2024.

Les représentants du personnel reprochent également aux autorités de privilégier les considérations budgétaires au détriment du renforcement des équipes. Ils rappellent notamment qu'une procédure de recrutement d'une inspectrice principale avait été abandonnée en 2025 alors qu'elle était pratiquement finalisée.

Une procédure de recrutement contestée

Le principal point de tension concerne aujourd'hui le recrutement d'un directeur des opérations. Depuis le départ du titulaire du poste en janvier 2026, un seul commissaire assure simultanément plusieurs fonctions stratégiques au sein de la zone.

Afin de pourvoir durablement ce poste, un emploi avait été déclaré vacant lors d'un cycle de mobilité. Le commissaire assurant actuellement la fonction à titre intérimaire avait déposé sa candidature.

Les syndicats dénoncent toutefois la décision du collège de police de suspendre la procédure de sélection. Selon eux, cette décision retarde l'arrivée d'un nouvel officier et empêche également l'ouverture d'un autre poste à la direction de l'intervention.

Ils estiment que cette situation augmente la charge de travail du commissaire en place et de ses collaborateurs, tout en privant le personnel d'un encadrement suffisant.

Les organisations syndicales réclament dès lors la mise en place immédiate d'une commission de sélection afin d'évaluer officiellement le candidat en lice. Elles demandent également qu'un poste de directeur de l'intervention soit déclaré vacant lors de la prochaine procédure de mobilité.

Les discussions entre les syndicats et les autorités de la zone doivent se poursuivre lors du comité de négociation de ce 24 juin. C'est à l'issue de cette réunion que l'avenir du préavis de grève sera déterminé. Si le préavis est activé, la grève prendra cours du 2 juillet au 31 juillet.


J.C.