Offrir la meilleure expérience possible, le défi des organisateurs de festivals : «Nous y mettons des moyens de plus en plus importants»
Que ce soit les festivités d’Obigies, LaSemo, les Gens d’Ere ou encore le So W’happy à Rongy, la Wallonie picarde est riche en festivals musicaux. Alors que la saison s’ouvrira dans quelques semaines, les organisateurs auront encore la volonté de proposer la meilleure expérience possible aux nombreux festivaliers attendus.
Tenter de se réinventer, d'innover édition après édition, ce n'est pas simple quand on est organisateur d'un festival. Le budget consacré devient de plus en plus important chaque année notamment au niveau des décors. Objectif: que les festivaliers gardent un excellent souvenir. "On cherche vraiment l'esthétisme et que l'expérience de nos festivaliers soit la meilleure possible", explique Jean-Philippe Deroeux, responsable du So W'happy Festival. "Des couleurs vives, c'est très important pour nous. On essaie de faire des scènes de plus en plus impressionnantes."
Cette année, les organisateurs ont réussi à frapper fort en programmant Dimitri Vegas, DJ belge dont la renommée dépasse les frontières du pays. Attirer un tel artiste va ramener du public mais le coût du cachet reste important. Il faut parfois faire de gros efforts financiers pour répondre aux attentes des festivaliers en matière de programmation. "Cela fait plus de cinq ans que l'on essaie d'obtenir la venue d'un tel artiste", poursuit Jean-Philippe Deroeux. "Le seul moyen de le faire venir chez nous est de valider chaque année une bonne expérience festivalier et une bonne expérience de l'artiste dans sa loge en coulisses. Ce sont des moyens de plus en plus importants. Si c'est une prise de risque de faire venir ce genre de DJ? Oui mais elle est toujours maîtrisée."
Bien installé dans le parc d'Enghien, LaSemo a également connu un gros développement depuis ses débuts. La programmation a aussi évolué avec la venue d'artistes de renom comme Vanessa Paradis, Julien Doré, Mika ou Patty Smyth l'année dernière. "Une partie du public a besoin de venir voir des noms qu'il connaît", avoue Samuel Chappel du LaSemo. "Ce sont des artistes extraordinaires qui ont touché des générations et qui rassurent les visiteurs. Et pour nous, organisateurs, c'est une porte d'entrée pour le reste de notre offre artistique et de découverte pour tout le reste de la programmation. C'est vrai que ce sont des cachets qui sont importants mais qui sont nécessaires pour attirer une partie du public." L'année passée, le So W'happy et LaSemo avaient attiré chacun environ 50 000 festivaliers pendant que 30 000 personnes s'étaient rendues à Les Gens d'Ere.
Th .Dep.