Voitures partagées à Ath : « Il n’y a pas de demande pour l’instant », précise l’échevin de la Mobilité

Voitures partagées à Ath : « Il n’y a pas de demande pour l’instant », précise l’échevin de la Mobilité

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Voitures partagées à Ath : « Il n’y a pas de demande pour l’instant », précise l’échevin de la Mobilité

La conseillère d’opposition Esther Ingabire (Ecolo) voudrait qu’un tel service soit proposé dans la Cité des Géants. La majorité ne ferme cependant pas la porte à l'idée.

C'est une demande formulée par le groupe Ecolo depuis plusieurs années maintenant : mettre en place un service de voitures partagées à Ath. Lors du dernier conseil communal, la conseillère d'opposition Esther Ingabire (Ecolo) a remis le sujet sur la table.

"Une asbl a déjà réalisé un sondage. Beaucoup de personnes étaient demandeuses. On m'avait répondu à l'époque que ce n'était peut-être pas assez exhaustif et que la Ville allait éventuellement faire un sondage d'intention sur son site. Et je vois que cela n'a toujours pas été concrétisé", déplore la conseillère, qui se demande s'il est possible de relancer la réflexion.

De son côté, l'échevin de la Mobilité précise que si cette enquête, réalisée en 2022, était insuffisante, elle a aussi mis en lumière une problématique d'ordre financier. "Avec les opérateurs qui avaient été envisagés, s'il n'y avait pas un certain nombre de kilomètres effectués chaque année avec ces voitures partagées, la Ville devait payer la contrepartie du nombre de kilomètres non parcourus", détaille Jérôme Salingue (PS).

La Ville d'Ath ne nie cependant pas l'importance du service. "La réflexion est par ailleurs inscrite dans le Plan stratégique transversal, car c'est quelque chose d'important. Mais aujourd'hui, je n'ai pas de demandes spécifiques à ce sujet", précise encore l'élu socialiste.

La porte n'est pas fermée

Par ailleurs, l'échevin assure que des contacts ont été entrepris avec des plateformes de partage de véhicules, donc plutôt avec des particuliers. Une piste qui pourrait être davantage explorée.

"On va faire une enquête sur le site pour voir s'il y a une réelle demande et essayer avec ce système-là dans un premier temps. On verra ensuite s'il y a une vraie pertinence à mettre en place un véhicule partagé via une société", explique Jérôme Salingue.

La réflexion s'inscrit également au niveau du service urbanisme pour certains projets comme la construction d'immeubles. "On a une attention particulière pour peut-être réserver une place afin qu'un véhicule partagé puisse être mis à disposition", détaille l'échevin avant d'ajouter : "Certains entrepreneurs qui veulent construire des immeubles sont aussi venus vers nous en proposant ce type de véhicule qui pourrait rester dans un immeuble et être éventuellement emprunté par les différents locataires".

S'inspirer des voisins

Pour la conseillère Esther Ingabire, il serait aussi intéressant de s'inspirer de communes voisines. "Il y a des villes de notre taille, donc plus ou moins 30 000 habitants, comme Soignies et Braine-le-Comte, qui ont ce système de voitures partagées et cela fonctionne. Elles sont même parties sur un deuxième véhicule", explique Esther Ingabire, insistant sur l'échange de bonnes pratiques.

Par ailleurs, les villes voisines de Tournai et de Mouscron proposent déjà ce type de service depuis plusieurs années via la société Cambio. Ce système de voitures partagées y est bien implanté et permet aux habitants d'accéder à des véhicules en libre-service, contribuant ainsi à réduire la dépendance à la voiture individuelle et à encourager des modes de déplacement plus durables.


A.D.