Enghien : le ministre Coppieters interpellé au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le versement des subsides de l’ASBL Toi mon Endo
L’ASBL a lancé un cri d’alerte, relayé par plusieurs députées, dont Bénédicte Linard.
Début de semaine, l'ASBL enghiennoise Toi mon Endo alertait sur ses réseaux sociaux : si elle ne reçoit pas les subsides promis par la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, son avenir est en péril.
Ce mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plusieurs députées ont relayé les craintes de l'association auprès du ministre de la Santé, Yves Coppieters (Les Engagés). Parmi elles, la députée enghiennoise Bénédicte Linard. "Monsieur le ministre, le 27 février, nous étions ensemble à l'inauguration de la Safe place de Toi mon Endo. Cette première Safe Place en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui est un endroit qui permet d'accueillir toutes les femmes qui souffrent d'endométriose pour être non seulement écoutées, mais aussi accompagnées dans leur souffrance", rappelle Bénédicte Linard, chef de groupe Ecolo au parlement de la FWB. "L'association sensibilise à la question de l'endométriose dans les écoles, les hautes écoles, les universités et autres. Elle a une action indéniable. Et c'est ce que vous avez dit lors de votre discours. Lors de l'ouverture de cette Safe Place, vous avez réaffirmé votre soutien. Vous avez dit combien ce soutien pluriannuel était important vu l'action de cette association. C'était en février, nous sommes en avril. Et là, l'association tire la sonnette d'alarme. Elle n'a pas reçu 1euro de ce soutien. Soutien pour 2026 et nous sommes en avril 2026. L'association a fait le gros dos. Elle a essayé de pouvoir tenir parce qu'elle recevait le message, entre autres, de votre bouche qui ça va arriver. Mais rien n'est arrivé. Cette situation est évidemment inacceptable, mais surtout incompréhensible. Ce qu'on aimerait savoir aujourd'hui, c'est pourquoi ces subsides qui sont dus, que vous avez vantés et que vous avez défendus pendant la séance d'ouverture de cette Safe Place n'arrivent pas à l'association, qui est acculée aujourd'hui à devoir potentiellement fermer ses portes et licencier les trois personnes qui travaillent pour l'association."
Dans sa réponse face au parlement, le ministre Coppieters l'a reconnu, l'ASBL "fait un travail remarquable" et a un rôle majeur avec son centre de prise en charge de l'endométriose. Il est également revenu sur les subsides octroyés à l'association. " L'ASBL a reçu depuis sa création 46000euros de la Fédération Wallonie-Bruxelles de façon annuelle. En 2025, nous arrivons et nous augmentons le montant à 50000€ et elle reçoit en plus 29700€ en plus de l'AVIQ pour terminer l'année en 2025. En 2025, l'ASBL a des problèmes de trésorerie. On accepte ce problème et on donne les fonds quand même. Mais on attend toujours leur dernier rapport pour liquider la dernière tranche. Quoi qu'il en soit, dans notre volonté de renforcer cette dimension de santé des femmes, nous voulons doubler les financements de cette A.S.B.L pour 2026 50000€ de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 50000€ de la Région wallonne via l'AVIQ. On est en train de les pérenniser à travers une subvention qui va devenir pluriannuelle pour la partie Fédération Wallonie-Bruxelles, avec un financement sur cinq ans"
Pour le ministre c'est donc clair, il n'y a pas de blocage des subsides, mais une pérennisation de ceux-ci. Et c'est justement à cause de cette volonté de passer à un financement pluriannuel que le versement des subsides prend du temps. "Les retards sont dus à la volonté de passer à un financement pluriannuel : Inspection des finances, contrôle administratif, validation budgétaire, ça prend du temps et le dossier est au niveau de l'inspection des finances. Dans quelques jours ou quelques semaines, leur financement sera assuré pour cinq ans."
Bénédicte Linard craint cependant que ce soit trop tard, pour elle il aurait fallu une mesure d'urgence. "En février, l'ASBL vous avez déjà alerté en disant qu'elle ne tiendrai pas plus loin que la mois de mars. Vous saviez que le trajet allait prendre du temps avec l'inspection des finances, etc. Il fallait trouver une solution temporaire pour que l'année 2026 soit garantie, le temps que vous installiez la convention pluriannuelle. Je vous invite à trouver une solution dans les jours qui viennent."
S.L.