« On est passé d’un paradis fiscal à un enfer » : le MR de Frasnes-lez-Anvaing fustige la gestion des finances communales par la majorité actuelle

« On est passé d’un paradis fiscal à un enfer » : le MR de Frasnes-lez-Anvaing fustige la gestion des finances communales par la majorité actuelle

Frasnes-lez-Anvaing
« On est passé d’un paradis fiscal à un enfer » : le MR de Frasnes-lez-Anvaing fustige la gestion des finances communales par la majorité actuelle

Les libéraux frasnois en ont marre de voir leur gestion passée constamment dénigrée par le bourgmestre et son équipe.

Le MR frasnois en a assez. Ce vendredi, lors d'une conférence de presse, les élus libéraux ont décidé de réunir la presse pour contredire ce qu'ils considèrent comme des contre-vérités de la majorité Ensemble Citoyens/Frasnes-lez-Autrement/Ecolo, menée par Jacques Dupire depuis décembre 2024. Actuellement conseiller communal, Bernard Hellin souhaite rassurer les citoyens frasnois. "Depuis les élections communales, on entend toujours le même discours de la nouvelle majorité, selon lequel la commune est en faillite ou en difficultés financières. Je pense qu'à un moment donné, il est nécessaire de déconstruire ce discours anxiogène vis-à-vis de la population."

Les libéraux ont rappelé les différents projets menés ces dix dernières années : le stade d'Anvaing, les maisons de village d'Oeudeghien et d'Hacquegnies, ou encore la résidence-services. D'autres chantiers lancés par leur équipe se concrétiseront également pendant la mandature : le RAVeL, Frasnes-les-Bassins et la salle de la Cigale. Un bilan dont ils se disent fiers.

Ils regrettent en revanche que Jacques Dupire et son collège aient décidé de mettre fin à certains projets qui leur tenaient à coeur : la crèche, la maison de repos, le nouveau hall technique, mais surtout l'école communale de Dergneau.

L'ancienne bourgmestre et actuelle conseillère communale, Carine de Saint Martin, a présenté l'analyse financière réalisée par le MR sur les dix dernières années. Elle regrette que la majorité actuelle fasse porter aux libéraux la responsabilité des hausses de taxes. Pour elle, il s'agit d'une stratégie politique. " On se sert de ça pour augmenter les taxes. (...) On a pourtant montré que, depuis 2014, on est remonté de très loin. Il y a une stabilité dans la gestion. Forcément, certaines crises ont eu lieu et ont fait augmenter certains postes de dépenses." Plusieurs éléments ont été évoqués : la hausse des prix de l'énergie au début de la guerre en Ukraine, mais aussi les nombreuses indexations salariales de ces dernières années.

Pour faire face à ces crises, la nouvelle majorité a pris des mesures. Les élus de l'opposition regrettent les choix opérés, et surtout les nombreuses hausses de taxes. Selon eux, la majorité va prélever 1,7 million d'euros supplémentaires dans la poche des citoyens : +65 000 € en recettes administratives, +250 000 € pour les immondices, +452 000 € via une nouvelle taxe sur les égouts, +30 000 € pour la taxe de séjour, +12 500 € sur les parkings, +200 000 € via l'IPP et +600 000 € sur le précompte immobilier. "Avant, pour beaucoup, Frasnes était un paradis fiscal. On va devenir un enfer fiscal. À un moment donné, la commune va être moins attractive. En plus, les services n'augmentent pas. Rien n'est fait pour le citoyen. Heureusement que le cadre de vie est magnifique. (...) Si on reste sur la même ligne, les gens ne viendront plus."

Longtemps au pouvoir, les libéraux reconnaissent qu'ils auraient eux aussi dû procéder à certaines hausses de taxes. Mais ils l'assurent : avec eux, cela se serait fait autrement. "La situation n'est pas plus compliquée à Frasnes qu'ailleurs. Les augmentations ont été similaires dans les autres communes. L'inflation a touché tout le monde. On voit d'ailleurs que les recettes augmentent aussi. On aurait peut-être dû augmenter légèrement l'impôt des personnes physiques, mais pas toutes ces taxes", avance Carine de Saint-Martin. Bernard Hellin s'inquiète également pour certains foyers. "La majorité parle de protéger les familles monoparentales. Mais avec toutes ces taxes, elle ne protège strictement personne."

Avec cette démarche, le MR dit vouloir se montrer constructif et espère être entendu par la majorité. "Nous avons toujours été très réactifs. Des idées, des projets, nous en avons encore. Nous les avons présentés pendant la campagne et nous les gardons dans les cartons, sait-on jamais. (...) Ce qui est important, c'est que le citoyen soit informé de la réalité. Nous voulons de la transparence dans la gestion des deniers publics", conclut Bernard Hellin.


R.R.