Marie-Colline Leroy : «Nous disons qu'il est possible de faire société autrement et de vivre ensemble autrement»
Marie-Colline Leroy, coprésidente d'Ecolo, était notre invitée dans Politiquement (in)correct. Elle est revenue pour nous sur sa volonté d'être une coprésidente qui ne soit pas clivante.
Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre sont devenus depuis peu les nouveaux coprésidents d'Ecolo. Ce changement à la tête du parti va-t-il entraîner un changement de cap pour Ecolo ? "Je pense qu'il y a une chose très claire et qui reste identique, ce sont nos valeurs et nos fondamentaux, a expliqué sur notre plateau Marie-Colline Leroy. On a toujours dit que pour nous, un projet politique devait être un projet qui s'occupe des difficultés quotidiennes des gens. C'est un projet qui est solidaire, qui vise une émancipation et qui fait en sorte que chacune et chacun puisse poser les choix qu'il souhaite dans son quotidien. Par contre ce qui va peut-être évoluer, c'est notre manière de riposter face à la brutalité du monde et à la violence. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on sent bien que des leaders politiques souhaitent être clivants et opposer les gens les uns aux autres. Nous, nous disons qu'il est possible de faire société autrement et de vivre ensemble autrement".
Pour la Frasnoise, il est clairement possible de ne pas être clivante en tant que coprésidente de parti. "'Il est possible d'être respectueux avec l'ensemble des personnes et des enjeux. Par contre ce que nous trouvons problématique, ce sont des leaders politiques, d'autres personnalités, qui peuvent parfois passer leur temps à caricaturer, cliver, diviser ou exclure. Nous, nous le disons, nous voulons être un rempart par rapport à ça. Je pense que personne n'a envie d'être dans le conflit permanent".
La force de la coprésidence
Ecolo persiste donc dans la voie du duo, même si les choses ont parfois été compliquées par le passé. Le duo Leroy-Vanden Burre est-il parti pour fonctionner ? Marie-Colline Leroy n'a en tout cas pas peur du partage du leadership. "Je n'en ai pas du tout peur parce que je pense qu'on a une belle complémentarité et que je pense qu'on ne sera pas trop de deux. Et puis il y a tous les autres aussi, qu'on veut emmener avec nous et avec qui on veut aussi porter la parole collective. Et donc non on voit ça vraiment comme une opportunité d'avoir des sensibilités différentes et de se retrouver justement sur des positions communes. Et ça c'est une bonne chose".
L.C.