Ath : des problèmes de réseau toujours persistants en centre-ville

Ath : des problèmes de réseau toujours persistants en centre-ville

Ath

Interpellé par la conseillère Marie Piraux, l'échevin en charge de la Ville numérique avoue que, malgré la collaboration avec les opérateurs, il y a encore du travail à faire.

Le problème ne date pas d'hier : téléphoner ou utiliser une application mobile relève parfois du parcours du combattant lorsque vous êtes en centre-ville d'Ath. La situation a, de nouveau, été dépeinte par Marie Piraux (PS) lors du récent conseil communal. La conseillère PS pointe un réseau mobile défaillant et "pénalisant pour la commune".

Pour l'élue socialiste, cette mauvaise couverture constitue d'abord un frein à l'activité économique. "L'absence ou l'instabilité de réseau impacte directement les commerçants qui utilisent des terminaux de paiement électronique, les indépendants et professions libérales ainsi que les établissements Horeca qui dépendent du Wifi et des applications de gestion des paiements", souligne-t-elle.

Mais au-delà de l'économie locale, les conséquences sont plus larges. "Aujourd'hui, le réseau mobile n'est plus un point fort mais un outil essentiel pour se déplacer, pour communiquer, pour accéder à des services administratifs et de santé mais aussi pour la sécurité en cas d'urgence. Les habitants, que ce soit des personnes âgées ou des plus jeunes, ainsi que les touristes, se retrouvent parfois dans l'impossibilité de passer un appel ou d'accéder à Internet, ce qui est difficilement imaginable en 2026 dans un centre urbain", insiste Marie Piraux. L'image même de la ville serait impactée selon l'élue socialiste : "Une bonne connectivité est devenue un critère de choix pour fréquenter un centre-ville".

Face à cette situation,Maire Piraux a interpellé l'échevin Christophe Degand (MR.@th) afin de faire le point sur les actions entreprises et les travaux réalisés par les opérateurs.

Des renforcements pas encore suffisants

L'échevin en charge de la Ville numérique ne conteste pas les difficultés. "La connexion mobile en centre-ville pose problème, c'est indéniable", reconnaît Christophe Degand. Il tient toutefois à rappeler le rôle limité de la commune : "La ville n'est pas un opérateur télécom. Nous travaillons en collaboration avec eux".

Il distingue ainsi deux aspects : l'infrastructure et la couverture réseau. Côté infrastructure, le déploiement de la fibre est désormais achevé dans le centre-ville et une grande partie des faubourgs. "Mais il y a encore du travail", tempère-t-il. L'opérateur Proximus procède actuellement au raccordement des riverains qui en font la demande.

En revanche, aucune nouvelle installation d'antenne n'est actuellement prévue. "Cela relève de la compétence des opérateurs privés et de leurs obligations de service de communication", précise l'échevin. Il rappelle néanmoins qu'en 2024, la ville avait interpellé Proximus, ce qui avait conduit à l'installation d'une nouvelle antenne. "Les renforcements n'ont pas nécessairement apporté de réels changements sur le terrain" précise-t-il.

Des bâtiments "forteresses"

Autre difficulté : la réception à l'intérieur des bâtiments. "Les opérateurs n'ont pas d'obligation de couvrir l'intérieur", rappelle l'échevin. "Dans mon bureau, entouré de béton, je dois moi-même me rapprocher d'une fenêtre pour passer un appel", illustre-t-il.

Malgré une collaboration étroite avec Proximus, les améliorations tardent à se faire sentir pour de nombreux usagers. La ville invite désormais citoyens et commerçants à signaler leurs "problèmes spécifiques" afin d'affiner le diagnostic et d'agir plus efficacement avec les opérateurs.


A.D.