« On essaie d'intervenir le plus rapidement possible aux endroits problématiques » : l’état des routes au coeur du débat à Chièvres

« On essaie d'intervenir le plus rapidement possible aux endroits problématiques » : l’état des routes au coeur du débat à Chièvres

Chièvres
« On essaie d'intervenir le plus rapidement possible aux endroits problématiques » : l’état des routes au coeur du débat à Chièvres

Nids-de-poule, voiries dégradées : le conseiller d’opposition Rémy Bette a interpellé l’échevin des Travaux sur l’état des voiries et leur entretien.

Lors du dernier conseil communal de Chièvres, l'état des voiries s'est invité au coeur des discussions. Interpellé par le chef de file socialiste Rémy Bette (PS), l'échevin des Travaux, Frédéric Jonckers (Commune En'Vie) a détaillé les mesures envisagées pour faire face à la dégradation du réseau routier.

Rémy Bette a d'abord dressé un constat préoccupant : "Ces derniers temps, les routes communales et régionales implantées sur le territoire de notre commune se sont fortement dégradées. Ces dégradations peuvent être mises en lien avec les divers épisodes hivernaux rudes que nous avons connus dernièrement".

Le conseiller évoque aussi la dangerosité de certaines portions du territoire. "Le tarmac de certaines routes est tellement endommagé qu'il représente un risque pour les véhicules qui les empruntent, mais surtout pour les usagers", explique-t-il, en faisant référence à des expériences malheureuses vécues par des citoyens et relatées sur les réseaux sociaux.

Plusieurs rues sont pointées du doigt, comme la drève de Beaumont ou la N525, où d'importants nids-de-poule se sont formés, mais aussi la rue du Gad Bourgeois, où "il est indispensable de posséder un véhicule tout-terrain pour traverser", selon l'élu socialiste.

Le conseiller rappelle qu'un montant de 100 000 euros a été inscrit au budget 2026 pour les réparations urgentes. Celui-ci n'a toutefois pas encore été approuvé par la tutelle.

Le conseiller d'opposition s'interroge également sur la stratégie mise en place et sur les moyens dont dispose la commune pour faire face à cette problématique.

Un état des lieux évolutif et des priorités définies

En réponse, l'échevin des Travaux reconnaît que les dégradations apparaissent classiquement à la sortie de l'hiver, aggravées par un charroi de plus en plus lourd, notamment agricole, ainsi que par le passage de camions traversant l'entité.

Si certaines dalles de béton ont déjà été refaites, les interventions se font au fur et à mesure des constats. "On essaie d'intervenir le plus rapidement possible aux endroits problématiques", précise Frédéric Jonckers.

L'échevin explique par ailleurs les difficultés auxquelles sont confrontés les services. "Pour le tarmac, par exemple, il y a des contraintes techniques liées aux températures mais aussi à l'humidité", détaille-t-il, insistant sur le fait que la météo des dernières semaines n'a pas été optimale pour intervenir.

Le marché pour la réfection de certaines dalles de béton, notamment à la rue des Hauts d'Oignons à Huissignies, devrait être lancé dès que le budget aura été approuvé.

En attendant, une liste des priorités a déjà été établie. Outre la rue des Hauts d'Oignons, figurent également la rue des Huées, qui entoure l'école de Huissignies, la rue de la Rosière à Tongre-Notre-Dame et le chemin Saint-Joseph à Chièvres. "Il y en aura d'autres au fur et à mesure", a encore précisé l'échevin.

Concernant les voiries régionales, Frédérick Jonckers affirme avoir déjà interpellé à plusieurs reprises la Région wallonne. "On suit les dossiers, on envoie des rappels fréquents pour agir au niveau de ces voies régionales", déplore-t-il.

Un service des travaux repensé

Alors qu'un nouveau responsable est arrivé à la tête du service Travaux à la fin de l'année dernière, une réflexion est menée pour réorganiser le service. Des entretiens ont d'ailleurs eu lieu en début de semaine afin de constituer une réserve de recrutement.

Plusieurs missions vont également être externalisées, notamment le curage des avaloirs. "Le dossier est très avancé", précise Frédérick Jonckers. "Cela permettra d'assurer un curage de tous les avaloirs deux fois par an, mais aussi de libérer du temps à nos ouvriers pour qu'ils se consacrent à d'autres tâches".

Le retour des cantonniers bientôt une réalité ?

Présent dans les programmes de campagne de plusieurs partis ces dernières années, le retour des cantonniers dans les villages pourrait prochainement se concrétiser.

"En collaboration avec le CPAS, en vue d'une réinsertion socioprofessionnelle, plusieurs personnes sous article 60 devraient probablement être engagées comme cantonniers", a déclaré l'échevin des Travaux.


A.D.