Comines-Warneton : la bourgmestre ordonne la fermeture de l’église Saint-Éloi de Ten-Brielen

Comines-Warneton : la bourgmestre ordonne la fermeture de l’église Saint-Éloi de Ten-Brielen

Comines-Warneton
Comines-Warneton : la bourgmestre ordonne la fermeture de l’église Saint-Éloi de Ten-Brielen

La bourgmestre de Comines-Warneton, Alice Leeuwerck, a ordonné ce 25 février la fermeture provisoire de l’église Saint-Éloi de Ten-Brielen. En cause : la présence avérée de mérule et d’insectes xylophages, qui menacent la stabilité du bâtiment.

Ce jeudi, Alice Leeuwerck a annoncé avoir pris un arrêté interdisant l'accès à l'église Saint-Éloi. Reconstruit en 1925 et bien connuedes habitants de Ten-Brielen, l'édifice est couhé par des champignons. La stabilité de ce dernier est dès lors jugée trop fragile.

C'est lors de travaux de peinture et d'enduisage menés par le service technique communal que l'alerte a été donnée. Derrière les murs, des boiseries fortement détériorées ont été découvertes. Un examen plus approfondi a confirmé la présence de mérule, un champignon xylophage redouté, ainsi que de vrillette, un insecte ravageur qui s'attaque au bois.

"La présence de mérule dans les bâtiments publics est un problème croissant, particulièrement dans les églises", souligne la bourgmestre. Bois en abondance, humidité, obscurité, ventilation limitée : "tous les ingrédients d'un mauvais scénario sont réunis". D'autant que le champignon se développe souvent à l'abri des regards, dans des zones difficiles d'accès, et reste longtemps invisible.

Un danger bien réel

Selon les premières constatations, l'emprise de la mérule est telle que, par endroits, le bois a quasiment disparu. Les équipes techniques vont désormais évaluer si la charpente elle-même est touchée. L'ampleur des dégâts déterminera les possibilités de réhabilitation.

Au-delà du risque d'effondrement, la mérule pose aussi des questions sanitaires : ses spores peuvent provoquer des problèmes respiratoires et contaminer d'autres bâtiments.

La Ville rappelle qu'un audit complet des églises de l'entité avait été réalisé en 2020 afin d'établir un état des lieux et un plan d'action. Les travaux engagés s'inscrivent dans ce cadre, en fonction des priorités et des moyens budgétaires disponibles.

Un lieu de vie à l'arrêt

"Ce n'est évidemment pas de gaieté de coeur que je prends cette décision", confie Alice Leeuwerck. Car au-delà de sa fonction religieuse, l'église Saint-Éloi accueille aussi spectacles, événements citoyens et activités de jeunesse. En novembre dernier encore, le marché des créateurs y avait rassemblé plusieurs centaines de personnes. "Nous avons beaucoup de chance qu'il n'y ait pas eu d'effondrement à ce moment-là", reconnaît la bourgmestre.

La Ville travaille désormais avec la fabrique d'église pour relocaliser messes, cérémonies et événements prévus dans les prochaines semaines.


Théo Defranne