Chièvres : la redevance sur l’occupation temporaire de la voie publique lors de travaux divise majorité et opposition

Chièvres : la redevance sur l’occupation temporaire de la voie publique lors de travaux divise majorité et opposition

Chièvres
Chièvres : la redevance sur l’occupation temporaire de la voie publique lors de travaux divise majorité et opposition

Le montant de la redevance est fixé à 1 euro par mètre carré et par jour.

Un conteneur sur la route, un échafaudage sur le trottoir : voilà une situation fréquente lorsqu'on entreprend des travaux à son domicile. Désormais, à Chièvres, l'occupation temporaire de la voie publique lors de travaux sera payante. Le règlement-redevance a été approuvé ce mercredi soir lors du conseil communal.

"Il s'agit de limiter les emprises sur l'espace public afin de fluidifier la circulation et de favoriser la sécurité", précise Claude Demarez (Commune En'Vie), échevin des Finances. La majorité estime en effet que certains chantiers perdurent.

Zoë Delhaye (Commune En'Vie) a d'ailleurs évoqué l'exemple de travaux récemment réalisés sur la Grand-Place de Chièvres, qui avaient fortement impacté les citoyens et les commerçants. "L'objectif, c'est aussi de réduire au maximum la durée des travaux", ajoute-t-elle.

La bourgmestre insiste également sur la notion de sécurité. "Cela va permettre d'assurer un contrôle, en termes d'usage de l'espace public et de signalisation, par un agent communal. Cela garantira donc davantage de sécurité. Je pense que c'est dans cette philosophie qu'il faut comprendre l'application de cette redevance", a-t-elle encore précisé.

Le montant de la redevance est fixé à 1 euro par mètre carré et par jour.

Une redevance jugée inégale par l'opposition

De son côté, l'opposition socialiste déplore l'inégalité de cette redevance entre les citoyens.

"Il y a typiquement des habitants de Chièvres qui disposent d'un terrain autour de leur maison, des villas quatre façades, qui ne seront jamais assujettis à cette redevance. D'autres, en revanche, seront directement concernés parce qu'ils habitent une maison mitoyenne. Il y a donc une inégalité à ce niveau-là", déplore Rémy Bette (PS), chef de file de l'opposition.

Pour Claude Demarez, toutefois, chaque citoyen contribue d'une manière ou d'une autre. "Les personnes auxquelles vous faisiez référence paient autrement, via le revenu cadastral et le foncier".

Le chef de file des socialistes évoque également l'abandon d'une période de latence, un temps envisagée : "Il me semble qu'on avait parlé (NDLR : en commission des Finances), d'un délai de 48 heures avant que cette taxe n'entre en application".

Ce délai n'a finalement pas été retenu par la majorité. "Au moment où nous évoquions cette période de latence, la redevance était fixée à 2 euros par jour. Nous avons finalement préféré la réduire à 1 euro, mais sans période de latence. La politique, c'est aussi choisir ", a répliqué Claudy Demarez.

Le PS a également proposé de prévoir des suspensions, notamment lors des jours fériés ou des journées de chômage intempéries déclarées. "Ce serait dommage de payer pour des échafaudages alors que les ouvriers ne peuvent pas travailler sur la toiture", explique Rémy Bette.

Finalement, si la majorité a approuvé ce règlement-redevance, l'opposition PS a voté contre.


A.D.