La commune de Frasnes veut lutter contre les frelons asiatiques

La commune de Frasnes veut lutter contre les frelons asiatiques

La commune de Frasnes veut lutter contre les frelons asiatiques

Des pièges seront disponibles et vendus au prix de 2,5 €. Une conférence (gratuite) sera proposée le 18 février.

Comme de nombreuses communes, la commune de Frasnes-lez-Anvaing a décidé de lutter contre le frelon asiatique. "Nous sommes tous conscients du danger qu'il représente pour la biodiversité", expose Amaury de Lannoy, l'échevin de l'Environnement (Ensemble Citoyens). "Notre stratégie se fera à 3 niveaux : la sensibilisation, le piégeage et la neutralisation. Au niveau du piégeage, nous mettrons 1.000 pièges à disposition des citoyens, au prix de 2,5 € l'unité."

Bernard Hellin (MR) salue cette démarche positive d'acquérir ces 1.000 pièges sélectifs. "Cette espèce invasive qui progresse rapidement représente une menace réelle pour les abeilles, les pollinisateurs et peut également poser problème pour les citoyens."

S'il comprend bien l'objectif affiché, il soulève le prix de vente des pièges. "Pourquoi 2,5 € par piège alors que le Collège a reçu une proposition de prix à 2 € ?"

Le conseiller communal libéral propose d'offrir la gratuité des pièges aux citoyens car "cela encouragerait une mobilisation plus soutenue". Dans le même ordre d'idée, il suggère de mettre en place une prime par destruction de nid, comme cela se fait déjà dans diverses communes de Wallonie picarde. "Rumes par exemple, octroie 75 € par nid détruit, avec un règlement à l'appui bien évidemment."

Dans les rangs socialistes, Marie-Pauline Scholart dresse le même constat : "Le fait que la commune se saisisse de cette problématique est évidement positif. La lutte contre le frelon asiatique est essentielle et relève de l'intérêt public. Par contre, selon le procès-verbal du Collège, le coût d'achat d'un piège pour la commune sera de 2 € pour un prix de revente fixé à 2,5 €. Quand on voit l'augmentation généralisée des taxes et redevances décidées ces derniers mois, comment peut-on demander aux citoyens de supporter cette charge ?"

Et de conclure son intervention par un cinglant "En l'état, ce règlement donne surtout le sentiment que la commune organise le désengagement plutôt que l'action."

Pas de concurrence déloyale

En guise de réponse Amaury de Lannoy rétorque que "la commune ne peut pas faire de concurrence déloyale au privé, raison pour laquelle nous n'avons pas opté pour la gratuité. Et si un petit bénéfice devait se dégager de la vente des pièges, il sera réinvesti à la lutte contre le frelon asiatique."

De son côté, le bourgmestre Jacques Dupire (Ensemble Citoyens) insiste sur le fait que "l'action ne se limitera pas à la vente."

Une conférence gratuite afin de tout savoir sur le frelon asiatique sera ainsi organisée le mercredi 18 février à 19 heures. Elle sera animée par des membres de la Société royale d'apiculture Les Amis Unis de Roucourt.


F.T.