Estaimpuis : des aides supplémentaires pour l’apport en sacs poubelles dans certains cas particuliers ?

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Estaimpuis : des aides supplémentaires pour l’apport en sacs poubelles dans certains cas particuliers ?

Estaimpuis : des aides supplémentaires pour l’apport en sacs poubelles dans certains cas particuliers ?

Le cas d’une personne en situation de handicap a été évoqué lors du dernier conseil communal.

Ce lundi soir, la question du prix des sacs poubelles est revenue sur le tapis du conseil communal. La conseillère MR, Christine Lombart, a en effet mis en avant un cas bien particulier, le prix de 20 sacs poubelles étant dorénavant de 30 €, contre 20 € l'année passée. "Ces dernières semaines, une grande partie de la population d'Estaimpuis s'est émue (pour ne pas dire autre chose) de cette importante augmentation du prix des sacs poubelles. En effet, concrètement, quand il faut payer 30 € pour 20 sacs poubelles, il y a de quoi s'interroger. Dernièrement, nous avons été interpellés personnellement par une habitante dont l'enfant, adulte en situation de handicap, doit porter des langes. Cette dame se retrouve aujourd'hui confrontée à un surcoût important, en raison du nombre de langes à jeter quotidiennement, et n'a d'autres possibilités que de jeter ses langes dans des sacs poubelles. Renseignements pris, ce cas ne représente malheureusement pas un cas isolé et nombreux sont ceux et celles qui font face à ce même problème, notamment les accueillantes d'enfants agréées ONE", a-t-elle expliqué.

Des solutions possibles ?

La conseillère s'est alors questionnée sur les possibles solutions : "Sauf méconnaissance de notre part, aucun mécanisme d'aide n'existe pour ces personnes. Dans ce contexte, pourrait-on, pour venir en aide à ce public bien spécifique, envisager de modifier le règlement communal afin d'introduire des mécanismes de réduction ou encore augmenter la quantité de sacs gratuits ? Pour rappel, les communes disposent d'une marge de manoeuvre pour répartir cette taxe entre les citoyens et peuvent accorder des réductions, pour autant que celles-ci soient prévues dans le règlement relatif à la gestion des déchets."

Selon son parti, les personnes en situation de handicap, les ménages confrontés à des besoins spécifiques ainsi que les accueillants d'enfants devraient pouvoir bénéficier de réductions.

L'échevine Sophie Vervaecke a alors tenu à rassurer l'opposition : "Vous évoquez des renseignements pris et de nombreuses personnes devant faire face à ce genre de problème. Soyez assurée que nous restons pleinement attentifs aux difficultés financières de nos concitoyens et notre porte reste ouverte à toute doléance des citoyens ! Le Collège a ainsi toujours veillé à garder une écoute attentive aux demandes circonstanciées. À ce titre, le Collège a déjà, à plusieurs reprises, apporté des réponses à des situations particulières et plus délicates, que ce soit par l'octroi exceptionnel de sacs poubelles gratuits ou par la recherche d'autres solutions adaptées. D'autre part, il existe bien des mécanismes d'aide, et la commune propose notamment aux jeunes mamans une prime communale annuelle pour l'achat de langes lavables, dans l'optique de diminuer leur production de déchets. Par ailleurs, cette réflexion doit être prise en compte bien au-delà d'une réduction ou d'une exonération de la taxe et/ou du coût du sac poubelle. En effet, elle peut être élargie à d'autres catégories de personnes qui pourraient être impactées par le prix du sac et la modification du règlement pour y intégrer une exonération nécessite une réflexion approfondie et rigoureuse."

Le bourgmestre Frédéric Di Lorenzo a quant à lui rappelé que certaines autres aides plus particulières avaient été octroyées l'année dernière et que cela se faisait surtout au cas par cas, l'objectif étant de ne laisser aucun citoyen de côté.

Une question qui dérange ?

Et si Sophie Vervaecke s'est dit dans un premier temps étonnée de la question, étant donné que le point avait été voté en conseil, elle s'est montrée également surprise par le fait que cette question vienne du Mouvement réformateur. "Si la question m'étonne pour les raisons évoquées, le manque de cohérence politique m'étonne encore plus. Qu'elle soit posée par un autre groupe politique, certes. Mais elle est quelque peu dérangeante quand on la confronte aux récentes réformes entreprises au niveau fédéral par le MR, qui entrent en contradiction directe avec la préoccupation exprimée à propos des personnes en situation de handicap. Il est clair que les familles dont un membre est en situation de handicap auront besoin, plus que jamais, du soutien des pouvoirs locaux, précisément parce que les mesures fédérales du MR, qui entreront en vigueur début mars, vont les plonger dans une précarité accrue, et l'exonération de taxe communale n'y changera rien. Plus de 180 000 demandeurs d'emploi seront exclus de leur droit aux allocations de chômage. Cette mesure linéaire a refusé de tenir compte de certaines situations particulières : par exemple, précisément les personnes forcées à abandonner le travail pour s'occuper d'un proche en situation de handicap. Il ne saurait incomber aux communes de compenser les conséquences sociales et humaines dramatiques de telles mesures."

Selon la conseillère de l'opposition, Christine Lombart, il s'agit surtout d'ajustements. Certes, des décisions au sein du MR ont été votées, mais il est important que cela puisse être évolutif. La politique communale étant fort axée sur les rencontres avec les citoyens, il est ainsi essentiel de pouvoir s'ajuster au fil du temps. Une réflexion qu'ont partagée l'échevine et le bourgmestre.

Christine Lombart a finalement conclu en disant que, même si des décisions avaient été prises par leur parti au niveau fédéral, cela ne les empêchait pas, elle et son groupe, de vouloir trouver des solutions afin d'agir à l'échelle locale.


E.H.