La taxe de séjour, une épine dans le pied de la majorité brugelettoise

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La taxe de séjour, une épine dans le pied de la majorité brugelettoise

La taxe de séjour, une épine dans le pied de la majorité brugelettoise

Les autorités communales aimeraient augmenter la taxe de séjour mais elles ne peuvent pas le faire tant que la convention qui lie Brugelette à Pairi Daiza n’a pas été revue.

Depuis plusieurs années et ce grâce au succès toujours grandissant du parc Pari Daiza, la commune de Brugelette est une terre fertile pour les logements touristiques, y compris au sein même du parc notamment. A l'heure où les communes peinent à équilibrer leurs budgets, les augmentations de recettes sont les bienvenues. Ainsi, lors du récent conseil communal, Brugelette a annoncé qu'elle souhaiterait augmenter la taxe de séjour mais impossible tant que la convention qui la lie à Pairi Daiza n'a pas été revue. "Elle ne sera revue qu'après la réunion de concertation avec le parc. Cette dernière n'ayant pas encore pu se tenir, il est proposé aux conseillers de prolonger le règlement-taxe sur le séjour en vigueur actuellement" a expliqué la bourgmestre Isabelle Liégeois (Brugelette Ensemble). Cependant, la bourgmestre ne perd pas espoir et espère augmenter cette recette dans un futur relativement proche puisqu'elle a proposé de "voter le règlement-taxe pour 2026 seulement et pas pour toute la mandature".

Une attitude que déplore le conseiller d'opposition Kevin Thys (Renouveau Citoyen) qui "regrette d'être pieds et poings liés à cause d'un administré et de cette convention" mais qui juge pour autant cette convention "illégale" et propose donc de la commune d'en faire fi pour "prendre une décision et avancer". Une démarche que la bourgmestre juge trop risquée. "Je préfère prolonger le règlement actuel et revenir dans quelques mois avec autre chose que de risquer d'avoir un montant important en dédommagement que l'on ne saura pas payer" a-t-elle expliqué.

Une réflexion plus globale

Michel Niezen (Les Communaux) aimerait quant à lui que le collège communal mène une réflexion plus globale sur le développement de l'offre de logements notamment en différenciant le traitement réservé aux chambres d'hôtes, aux maisons d'hôtes et les gîtes exploités par des sociétés commerciales. Le premier échevin en a profité pour expliquer qu'une réflexion est en cours depuis plus d'un an sur le développement de l'offre. "Il y a de plus en plus de demandes pour faire des gîtes, mais il faut savoir qu'il y aura une perte financière pour la commune. Ce n'est pas la taxe de séjour qui va venir compenser le précompte professionnel quand des gens vivent dans les habitations" a souligné Didier Strebelle (Brugelette Ensemble).


N.J.