«Vous m'avez ramené à la maison» : Olivier Vandecasteele a remercié les Belges pour leur soutien

«Vous m'avez ramené à la maison» : Olivier Vandecasteele a remercié les Belges pour leur soutien

Tournai

L'humanitaire a symboliquement enlevé du Beffroi la bâche à son effigie.

Un mois après la délivrance, l'heure était aux retrouvailles avec les Tournaisiens pour Olivier Vandecasteele. Libéré le 26 mai dernier après une détention de 455 jour en Iran, l'humanitaire a symboliquement enlevé la bâche de soutien présente du le Beffroi de Tournai depuis le mois de janvier.

Face à une foule venue en nombre pour vivre cet événement, Olivier Vandecasteele a pris pour la première fois la parole publiquement.

"Belgique, je t'aime."

C'est avec ces mots qu'Olivier Vandecasteele a débuté son discours. Il y a expliqué ensuite comment il a réussi à tenir en détention. "Je ne pense pas avoir perdu espoir mais j'ai eu de profonds et longs moments de doute."

Olivier Vandecasteele a abordé comment il a appris l'existence de l'importante mobilisation pour lui en Belgique et notamment la création d'une pétition pour sa libération : "J'ai imaginé, visage après visage, qui pouvait bien avoir pris le temps de signer cette pétition. (...) Cela m'a aidé à tenir", avant de déclarer avec émotion et sous les applaudissements de la foule : "Vous m'avez ramené à la maison, votre mobilisation m'a permis de résister."

"Mes bourreaux n'ont rien détruit"

Olivier Vandecasteele s'est ainsi exprimé durant près de 12 minutes à la foule amassée au pied du beffroi de Tournai. "Mes bourreaux n'ont rien détruit, que du contraire. Le monde entier a vu une Belgique unie et solidaire"

Il poursuit en remerciant toutes les personnes qui ont rendu possible sa libération, notamment le Premier ministre Alexander De Croo, la ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib et le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. Finalement, il conclut son discours en invitant tous les citoyens à poursuivre leur lutte afin de libérer les personnes toujours détenues.


J.C.