Richesses naturelles : découvrez la réserve des Bords d'Escaut grâce à François Stocman

Richesses naturelles : découvrez la réserve des Bords d'Escaut grâce à François Stocman

Agrandie ces derniers mois, la réserve naturelle des Bords d'Escaut protège désormais plusieurs sites situés à Celles, Pecq et Mont-de-l'Enclus. Prairies humides, bras morts et roselières y forment un précieux refuge pour la biodiversité.

Le long de l'Escaut, plusieurs espaces naturels bénéficient désormais d'une protection renforcée. La réserve naturelle des Bords d'Escaut, qui ne couvrait autrefois qu'un peu plus d'un hectare, a été largement étendue ces derniers mois. Elle s'étend aujourd'hui sur les communes de Celles, Pecq et Mont-de-l'Enclus.

Ces différents sites ont en commun leur proximité avec le fleuve et la présence d'anciens bras morts, témoins de l'évolution du cours de l'Escaut. Ils permettent aussi de préserver les dernières traces des vastes prairies humides qui occupaient autrefois cette plaine agricole.

Des prairies entretenues avec les agriculteurs

A Escanaffles, les prairies de fauche constituent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces végétales et animales. On y retrouve une flore spécifique, mais aussi des oiseaux comme le busard des roseaux ou le bruant des roseaux, ainsi que des insectes caractéristiques des milieux humides, à l'image du criquet ensanglanté.

La gestion de ces espaces s'effectue en étroite collaboration avec les agriculteurs locaux. Ceux-ci respectent des cahiers des charges adaptés à la réserve naturelle. Les prairies sont notamment fauchées, puis l'herbe est exportée pour produire du foin. Cette méthode évite l'enrichissement excessif des sols et favorise le développement d'une plus grande diversité d'espèces.

Les roselières installées autour des bras morts jouent également un rôle important. Elles servent de refuge et de zone de nidification à plusieurs oiseaux. En hiver, des espèces comme la sarcelle d'hiver viennent aussi y séjourner.

Déboiser pour recréer des milieux ouverts

À Orroir, dans l'entité de Mont-de-l'Enclus, les gestionnaires ont dû intervenir davantage. Une partie du site avait été plantée d'arbres dans un objectif de production sylvicole. Plusieurs ouvertures ont donc été créées dans le couvert forestier afin de restaurer des milieux plus ouverts et de permettre le retour d'une végétation diversifiée.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Une orchidée a notamment été observée sur la zone restaurée, signe que la biodiversité reprend progressivement ses droits.

Pour découvrir ces différents sites répartis le long de l'Escaut, le meilleur moyen reste de suivre les chemins de halage à pied ou à vélo. De nouveaux parcours devraient encore être aménagés et finalisés dans les prochaines années.


J.C.


ST