«On comprend la position de Pecq» : Mont-de-l’Enclus tempère sur le financement de la zone de police
Après la sortie d'Aurélien Brabant, qui juge la dotation de Pecq trop élevée, le bourgmestre de Mont-de-l’Enclus se dit prêt à soutenir la police, mais dans la limite des moyens de sa commune.
Pecq réclame une révision de la façon dont les quatre communes financent la zone de police du Val de l'Escaut. À Mont-de-l'Enclus, la contribution est aujourd'hui de 95,60 euros par habitant, contre plus de 118 euros à Pecq. Une répartition strictement égale la porterait à 106,30 euros. Le bourgmestre de Pecq, Aurélien Brabant, juge que sa commune supporte une part trop importante de la facture. Son homologue de Mont-de-l'Enclus, Jean-Pierre Bourdeaud'Huy, réagit sans se prononcer sur le fond.
Il commence par reconnaître le point de vue de Pecq. "On peut comprendre la position de la commune de Pecq, mais à ce niveau-là, c'est le gouverneur qui détermine la clé de répartition", rappelle-t-il. Il ne se juge pas en mesure d'arbitrer : "Moi, je ne suis pas à même de statuer sur cette clé de répartition."
Il nuance aussi l'argument avancé par Aurélien Brabant, selon lequel les risques ont changé depuis la création de la zone. Jean-Pierre Bourdeaud'Huy admet qu'il y a peut-être moins de problèmes sur certains points qu'auparavant, mais observe qu'il y a davantage de faits aujourd'hui qu'il y a quelques années. "Il y a à boire et à manger dans le dossier", résume-t-il.
Interrogé sur une éventuelle hausse de la contribution de sa commune, il ne ferme pas la porte. "Mont-de-l'Enclus a toujours voulu soutenir sa police. La sécurité est un élément fondamental dans le cadre de l'action communale." Il prévient toutefois que les marges sont limitées. "Si on doit soutenir la police, on le fera dans la mesure des possibilités de la commune. De plus en plus, on sollicite les communes, et à un certain moment, on n'est plus à même de financer toutes les dépenses." Jean-Pierre Bourdeaud'huy conclut en disant vouloir chercher "le juste milieu".
Théo Defranne & Liam Lacquemant